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du présent qu'il lui avait fait après la dédicace de la Mort de Pompée '. Son devoir était dans le parti du roi, il le suivit et n'eut pas à s'en repentir. D'abord, il est vrai, sa cause fut celle des vaincus ; mais lui plaisant, elle devait bientôt plaire à la destinée. Le duc de Longueville, après avoir été pendant une année maître en Normandie, fut obligé de céder la place aux mazarins 2; sa femme fut chassée de Rouen, et le comte d'Harcourt , nommé gouverneur de la province , remplaça l'administration qu'ils y avaient établie par une autre dévouée au ministre. Au premier rang figura Corneille.
On le récompensa de sa fidélité par l'emploi de procureur syndic des états , que lui conféra le roi lui-même, alors à Rouen, le 17 février i6$o 3. Il était besoin dans cette place « de quelque personne capable, et dont l'affection et fidélité fut connue; » tels sont les termes de la lettre de cachet envoyée deux jours auparavant à l'hôtel de ville de Rouen 4. En de telles conditions , le choix du roi est un éloge pour Corneille. Fut-il bon syndic , administra-t-il bien.? je ne sais. L'avocat Baudry, créature des Longueville dont il avait pris la place , fit écrire par le Breton Jacques de Lescornay ^ une apologie particulière , où. si le duc et tous les siens sont très-bien traités, Corneille est en revanche assez malmené. C'était de bonne guerre. « Le sieur Baudry, disait par exemple Lescornay, a du moins cette consolation dans sa disgrâce, qu'on ne lui a osté la protection du peuple^ que pour ce qu'on le veut impunément