‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 79 sur 105 · I. Corresp. administr. de Louis XIV, \. 111, p · texte numérisé non relu

I. Corresp. administr. de Louis XIV, \. 111, p

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M'"^ de Nemours, d'où on l'a fait sortir pour qu'il soit soldat.

La date de l'entrée au service des deux fils de Corneille n'est pas douteuse. Lui-même, en effet, nous l'a donnée, lorsqu'il a dit, au mois d'octobre 1676, dans son Epître au Roy ' :

Je sers depuis douze ans, mais c'est par d'autres bras Que je verse pour toi du sang dans les combats.

Après ces deux vers, faisant retour vers une des plus grandes douleurs de sa vie, vers un deuil trop ordinaire aux pères qui ont des enfants aux armées, il ajoute :

J'en pleure encore un fils , et tremblerai pour l'autre Tant que Mars troublera ton repos et le nôtre.

Quel est ce fils .? est-ce l'aîné? est-ce le cadet ? où, quand et comment l'a-t-il perdu ? Une lettre qu'il écrivit à Colbert en 1678, pour demander qu'on lui rendît sa pension supprimée depuis quatre ans, va nous répondre à ces questions douloureuses. Corneille y commence par des regrets pour la gratification perdue ; puis, avec cette modestie que la pauvreté lui aurait rendue si l'orgueil de sa gloire la lui avait fait perdre, il ajoute : « Je ne l'ai jamais méritée, mais enfin j'ai tâché à ne m'en rendre pas tout à fait indigne par l'emploi que j'en ai fait. Je ne l'ai point appliquée à mes besoins particuliers, mais à entretenir deux fils dans les armées de Sa Majesté, dont l'un a été tué pour son service au siège de Grave, l'autre sert depuis quatorze ans et est maintenant capitaine de chevau-légers. ^ >>

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