‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 81 sur 105 · Année 1692, p · texte numérisé non relu

Année 1692, p

3. On a répété, d'après l'article de Victorin Fabre dans la Biographie universelle, que le mariage du fils de Corneille était une mésalliance dont le père s'était indigné. C'est une assertion sans preuve.

4. Nous avons dit, dans notre comédie , que le blessé de Douai était ,

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Il fait gloire du lieu que perça la tempête.

Ceux qu'elle atteint au pied ne cachent pas leur tête ;

Sur eux à la fortune ils laissent tout pouvoir,

Ils s'offrent tout entiers aux hasards du devoir.

N y a-t-il pas là une petite requête de gratification pour le jeune blessé .f* peut-être. Fut-elle écoutée .? j'en doute. Il n'obtint, je crois, que son congé. On l'apporta tout écloppé, sur un brancard, jusqu'à la maison de son père. La paille qui lui servait de lit sur la civière fut laissée à la porte, et comme M. de la Reynie faisait faire alors partout, hormis pourtant devant les palais ' , une très-exacte police de propreté publique, Corneille fut cité au Châtelet, pour ces quelques brins de paille.

Qu'un trop vigilant commissaire Rencontra fortuitement Tout devant sa porte cochère.

L'affaire ne pouvait aller bien loin. On rit plus qu'on ne gronda, et le poëte fut renvoyé sans frais.

En termes gracieux la police lui dit : La paille tourne à votre gloire; Allez, grand Corneille, il suffit. 2

Corneille demeurait alors rue d'Argenteuil, dans une maison rebâtie depuis, mais dont la porte cochère qui reçut sur son seuil la malencontreuse jonchée de paille subsiste cependant encore. Il était venu se loger là probablement, cette année même, cinq ou six mois auparavant, à l'époque où

non le plus jeune, mais l'aîné des fils de Corneille. Nous partagions l'erreur commise par M. Guizot, Corneille et son temps, p. 257, et par M. Taschereau, Histoire de Corneille, dernière édition, p. 207.

i. Subligny, la Muse Dauphine (21 nov. 1666), p. 24^.

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