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4. C'est ce que dit et prouve l'abbé Granet dans son édition des Œuvres diverses de P. Corneille, J738, in-8, p. 194
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tenues dans le Recueil de Sercy ', lorsqu'en 1666 l'élégie y fut reproduite? Je l'ai cherché sans y parvenir, et suis resté dès lors presque persuadé que ce n'est pas de la charmante marquise de théâtre qu'il est question dans cette pièce, où, ce qui serait surprenant s'il s'agissait d'elle, rien ne fait d'ailleurs allusion à l'art qu'elle exerçait ni à son talent de comédienne. Quant à une autre pièce plus courte et plus célèbre, qu'on dit avoir été aussi inspirée à Corneille par les dédains de la Du Parc, et dans laquelle rien ne trahit non plus qu'une personne de théâtre puisse en être l'objet, nous tâcherons de prouver tout à l'heure, à son moment, qu'elle fut faite en des circonstances bien différentes et sous une tout autre inspiration.
Comment finit la passion de Corneille pour la Du Parc ? je ne saurais le dire; mais ce qui me semble assuré, c'est que moins de deux ans après il était dégagé. En novembre 1 66 1 , il est retourné à son cher théâtre du Marais, bien que la Du Parc n'y soit pas revenue, et il lui destine une pièce, bien que son actrice préférée ne puisse pas y jouer un rôle. Cette pièce est Sertorius. Comme toutes les autres, c'est à Rouen qu'il l'écrit, dans le silence inspirateur de sa petite maison de la rue de la Pie. A peine a-t-il terminé un acte, qu'il l'adresse aux comédiens, avec prière de l'examiner de leur mieux, et de la faire lire aux personnes qui pourraient, sur ses défauts ou ses mérites, les éclairer de leurs lumières.
C'était une vieille habitude de modestie et de défiance de soi-même à laquelle il n'avait jamais manqué. Lorsqu'il était à Paris, il allait lisant partout lui-même ses ouvrages commencés; les essayant, comme eût dit Scarron, dont c'était aussi la coutume, et quel que fût le juge auquel il s'adressât ainsi, lui demandant non des compliments, mais des con-