‹ Corneille Agrippa (volume 2)Chapitre 11 sur 46 · Jean, Uls de René il, duc de Lorraine, né en 1498, mort · texte numérisé non relu

Jean, Uls de René il, duc de Lorraine, né en 1498, mort

tême par Claude de Laurencin, baron de Riverie \ qu'Agrippa pour celte raison traite de son compère, dans une de ses lettres (Ep. IV, 21) \ Le dernier des trois fils d'Agrippanés à Lyon est de la fin de l'hiver 1527 (Ep. IV, 43; V, 7), époque de tribulations pour la famille. On ne dit pas qui fut son parrain et nous ignorons son nom. En quittant Lyon, à la fin de 1327, Agrippa emmenait avec lui quatre enfants seulement. Cependant il en avait eu six antérieurement à cette date : une fille dont nous venons de parler, morte l'année même de sa naissance, plus cinq fils, dont un de sa première femme et quatre de la seconde. L'un d'entre eux était donc mort vraisemblablement aussi à cette époque ; car celui que Chapuys avait d'abord conservé près de lui à Genève avait été, ce semble, renvoyé à Lyon en 1525 (Ep. III, 78), et sa présence aurait dû porter à cinq le nombre de ceux que leur père avait près de lui, lors de son départ de cette

en 1550, cardinal du litre de Saint-Onuplire, légal du Saint- Siège en Lorraine et dans les Trois-Evêsliés, évôque de Metz en 1505, de Toul, de Térouanno, de Narbonne, de Die et de Valence, de Verdun, de Luçon avant 1525, et ultérieurement pourvu encore des arciievôcliés et évécliôs de Reims, d'Alby, de Lyon, d'Agen, do Nantes et do nombreuses abbayes; de qui on a dit qu'il aurait pu tenir un concile à lui tout seul.

1- Voir, sur cette famille de Laurencin, une note ù l'appendice (n» XXI).

2. A la naissance des deux premiers fils qu'a eus Agrippa pendant son séjour à Lyon, se rapporte un document que nous donnons dans une noie do l'appendice (n" VIII).

ville, à la fin de 1527, s'il n'en eût pas perdu déjà quelqu'un à ce moment.

Une lettre d'Agrippa, écrite le 24 juillet 1523 pour annoncer la naissance, récente à cette date, de son fils Jean, Ids proximis diehus (Ep. 111, 76), peut servir à démontrer la fausseté d'attribution d'une autre lettre introduite sous sou nom dans sa correspondance, avec la date du 31 décembre de cette année (Ep. III, 82), et de laquelle on a prétendu inférer qu'il faisait alors ouvertement profession de protestantisme. L'auteur de cette dernière lettre appartient en effet à la nouvelle Église, Ecclesia sanctorum; mais il écrit de Strasbourg où Agrippa n'était certainement pas alors; et il parle d'un fils qui lui serait né le 29 novembre 1525 ; ce qui ne peut convenir non plus à Agrippa, dont la femme avait donné le jour, au mois de juillet précédent, à celui dont le cardinal de Lorraine était le parrain i.

Agrippa, rendu à Lyon au commencement de 1524, écrivait alors qu'il y retrouvait d'anciens amis (Ep.'lll, 38). C'est à Lyon déjà qu'arrivant d'Espa-

1. La lettre du 31 décembre 1525 n'est évidemment pas d'Agrippa. Peut-être proposera-t-on d'admettre qu'elle lui est au moins adressée. Mais l'auteur de la lettre demande au destinataire de celle-ci des nouvelles de Genève; et Agrippa ne- ■ tait plus dans cette ville depuis près de trois années deja, au 31 décembre 15-25. Il faudrait donc supposer encore que son correspondant l'ignorât. La probabilité que la lettre fût à l'adresse d'Agrippa serait-elle-môme, on le voit, bien difhcile a justifier.

gne, quinze ans auparavant (1509), il avait rejoint Lundulpiie, l'ami de sa jeunesse, le compagnon de ses premiers travaux, le principal aHilié de cette association mystérieuse qui devait, croyaient-ils, les conduire l'un et l'autre à la réputation et à la fortune. Depuislors Landulpheavait disparu, et Agrippa n'avait connu, grâce à l'inconstance de son caractère et à la mobilité de son esprit,, que les conditions précaires d'une existence difficile et d'une vie troublée. Parmi les amis qu'il revoit à Lyon, à l'époque où nous sommes parvenus, en restait-il quelqu'un de ceux qu'il y avait connus en 1309? Nous l'ignorons. Ceux qu'on voit nommés le plus souvent dans la correspondance de ce temps, sont surtout Jean Chapelain, Capellanus, médecin du roi comme Agrippa, puis Henri Bohier, sénéchal de Lyon, parrain, avons-nous dit tout à l'heure, d'un de ses fils, né peu de temps après son arrivée dans cette ville ; le père Lagrène, Lagrenus, gardien du couvent des Cordeliers de Saint-Bonaventure à Lyon; les membres de la famille BuUioud, Symphorien Bullioud, évêque de Bazas \ par le crédit de qui

1. Symphorien BuUioud, né à Lyon en 1480, mort en 1534, successivement évèque de Glandève (1508i, de Bazas (1520j et de Soissons (1528), fut activement mêlé à la politique du temps. Il remplit diverses missions, fut gouverneur du Milanais sous Louis Xir, et envoyé par ce souverain vers le pape Jules II. Il assista aux conciles de Pise et do Latran, et dirigea les deux assemblées chargées par François I" des confiscations sur le connétable de Bourbon et doVexamen du traité

gg CHAPITRE SIXIÈME

Agrippa am-nit obtenu, dit-oi,, ''«7'°' ,^Jl la reine-Bére, Antoine B„n,ou un d „„„irp trésoriers généraux de France, et sontreie ZIs B^tioud, Lsins de «v.,ue ; tes Laurene.n enfln dont le père. Claude. étaU all.e aux Bulhoud !" son mariage avec Ssbtlle, sœur de 1 eveque d Cas un des ms de Claude de Claude également, baron de Bwene, de B.vo Em, so. e X appelait aussi le baron de ^aurenctn, pourra bien être s'il ne s'agit pas là du pere lui-même, le

r;:;„«'„» .n'Agréa nommait (En IV 21), parce qu'il avait, avons-nous dit repre

! té T; cardinal de Lorraine au baptême <.e 1 en Tant dont l'illustre prélat ava.t consent, a f,^^^ rain Nous avons parlé précédemment déjà de ce C aude de Laurencin, receveur des tailles pour le ro,,

uZ qui païalt avoir particubérement contribue r„ etl518, à faire appeler a cette époque Agnppa

"irsiro^^d'Agrippa à L.on, se rapportent un eues ;n;oi..ne.c„ts su,- celte famitle ^« '

AGRIPPA A LYON ET A PARIS <,lî)

grand nombre de lettres. Quelques-unes sont échangées entre lui et les amis qu'il conservait encore dans les lieux où il avait résidé antérieurement, le curé de Sainte-Croix Brennonius, àxVIetz; Ganti'uncula qui était originaire de cette ville, mais qui vivait à Bâle; l'official Eustache Chapuys, à Genève. D'autres lettres sont écrites à ceux ou par ceux des amis d'Agrippaqui avaient suivi la cour, lorsqu'elle avait quitté Lyon, où il était resté lui dans l'abandon et le dénuement: Jean Chapelain, l'évêque de Bazas, le sénéchal de Lyon. Quelques lettres enfin sont des fragments de sa correspondance avec le connétable de Bourbon, cause probable de sa disgrâce à la cour, ou forment la première partie de celle qu'il entretient ensuite avec deux amis qui plus tard le décidèrent à se rendre de Lyon dans les Pays-Bas, lorsqu'il dut songer à quitter la France pour tâcher de vivre ailleurs, le riche marchand génois, Augustino Pornari, et Aurelio d'Aquapendente, religieux augustin du couvent d'Anvers. A ces correspondances qui expliquent la suite des faits dans la vie d'Agrippa, pour cette épo,que, s'en mêlent d'autres d'un caractère accidentel et tout épisodique, comme la correspondance avec un intrigant surnommé le Flamand, Flammingus, qui cherche à le duper ; et celle avec un dominicain de Mâcon, Petrus Lavinius, qu'Agrippa n'hésite pas h éclairer alors sur l'inanité des théories et de la pratique des sciences occultes.

Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit précédemment des correspondances d'Agrippa

JOO ■ CHAPITRE SIXIÈME

.A Snmte-Croix, Brennonius, et avec avpfi le cuie de Dainib-^-ji

CanUunoula, ayaBt oo.pns dans lo taWeau que nous avons U-aoé des rdalions qu'il a eues avec eux Zt ce qui s', rapporte, ..me . «P°'I-;-\^

Lvon ■. Ouant ii la correspondance avec Bu tache Ch/puïs. dont les lettres les plus - -

rattachent au séjour d'Agnppa dans les Pays Bas nous dirons de celles qui sont échangées entre les amis pendant qu'Agrippa est . L,on comme or,t nnRTid il élaïL à Fnbourg, qu il y est ::Zt qu i:: de l'entant dont l'offlcial de Gen.ve le arrain et qu',1 avait "nservé ans sa m son. Elles mentionnent ansst quelques ^tls nte 1 1 rr^B-rioDa pendant la peuuue

ressants de la vie ^ Agnpp P ^.^.^^

heureuse de son séjour a Lyon, jusq

de l'année 1525. A ce titre, elles nous arretero

~et:u::L"krnar.et,c.l.^^^

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délaissement, et . son départ pour ^^-^^l.sZ Nous leur emprunterons des détails mteressanls sur ia ondition faite alors à celui qui nous occup t str l'état de son esprit passionné, au mtl.eu de la Zl i"'il traverse alors. Elles nous condu, nt absu'squ'au dénouement qui met Ou . cette sttua-

.lin 'îôS et up. 380, 387.

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