Ces deux pièces sont d'ailleurs antérieures à Noël
(Ep. VU. 39). ^ „ ,
2. La correspondance entre Agrippa et l'archevêque de Cologne comprend dix lettres des années 1531, 1532, 1533. Elles sont imprimées dans la Correspondance générale, 1. VI, 13 et I. VII, 1, 4, 5, 27, 28, 30, 34. Une seule de ces lettres émane de l'archevêque! toutes les autres sont d'Agrippa. Deux des dix lettres en question qui ne figurent pas dans la Correspondance générale sont les dédicaces des livres II et III de la philosophie
par une lettre datée de Malines, au mois de janvier 1331, dans laquelle ce dernier dédie au prélat son traité de la philosophie occulte, dont il commençait alors la publication '. Dans cette pièce, Agrippa vante l'illustre origine de l'archevêque électeur, ses vertus, ainsi que les connaissances qui le distinguent et assurent aux savants un accueil favorable auprès de lui. Mu par le désir de se recommander comme tant d'autres à l'attention de ce prince, et ne voulant pas, dil-i], venir à lui les mains vides, il a cherché quel présent il pourrait lui offrir. Il a pensé au livre de la philosophie occulte ou de la magie ; ouvrage commencé dans sa première jeunesse, oublié ensuite pendant longues années, repris enfin et achevé à son intention. Simple recueil des antiques doctrines que nul n'avait jamais tenté de restaurer, ce livre est offert à l'illustre archevêque, non comme un hommage digne de lui, mais comme une preuve de l'envie qu'a l'auteur de mériter sa bienveillance.
— Paraissant sous tes auspices, dit Agrippa en terminant sa dédicace, mon œuvre sera certainement
occulte; elles sont publiées avec le texte do cet ouvrage {Opéra, t. I, pp. 119 et 250).
1. « Reverendissimo in Christo patri ac principi iUustrissimo « Ilemanno è comitibus Vuydœ, Dei gratia S. Coloniensis Ec- « ciesiœ Archiepiscopo, sacri Romani imperii principi electori et « per Italiam archicancellario, Westphalice et Angariaî duci, « etc. sacrosanctœ Romanœ ecclesiée legato nato, et in pontifi- « cahbiis vicario generali, II. Corn. Agrippa ab Neltesheym. « S. D. >■ (Ep. VI, 13).
à l'abri de l'envie el par là j'aurai assuré la durée d'un ouvrage qui ne sera pas sans utilité. Le travail d'aujourd'hui s'y mêle à celui d'autrefois. Les erreurs du jeune homme y sont corrigées par les amendements dus à l'homme mûr, et d'importantes additions y sont en outre intercalées. Reçois cette preuve d'un dévouement dont les témoignages auront ainsi embrassé la durée de ma vie tout entière, Malines, janvier '1331 (Ep. VI, 13).
En offrant par une dédicace, dès le mois de janvier 1531, le traité de la philosophie occulte à l'archevêque de Cologne, Agrippa, dont les tribulations n'avaient pas encore à ce moment commencé, se proposait seulement, il y a lieu de le croire, d'attirer, comme il le dit, l'attention et de se conciher les bonnes grâces de ce prince, ami des lettres et porté, on le savait d'ailleurs, vers les nouveautés. L'ouvrage ne paraît au reste avoir été remis à celui^-ci que l'année suivante, au commencement de 1332, tout au plus à la fin de 1331. Encore ne put-il lui en être présenté à cette date que la première partie, le reste n'ayant été .publié que beaucoup plus tard. L'impression en appartient en effet à l'année 1333 seulement. L'opération avait cependant commencé dès 1330 ; et les premiers mois de 1331 avaient vu paraître le livre premier du traité, à Anvers et à Paris presque simultanément; mais après cela le travail de publication s'était arrêté \ Entre les deux