ENTRE
jxitible avec les grandeurs , avec F abondance, et avec des soins de toute la terre* Ces raisons sont fortes, -anais elles ne Pétaient pas assez pour P emporter sur Ja connaissance de mon peu de mérite ; et le moindre ^retour que je faisais sur moi-même dissipoit toute la Jiardiesse qu'elles nt avaient inspirée , si-tôt quej'en- -vrisageois cette inconcevable disproportion de mon ■méant, à la première dignité du monde. Tavois ^toutefois assez de courage pour ne descendre que d'un *Lègré, et ne choisir pas un moindre protecteur quh ^elui à qui je dois mes premiers respects dans +J Eglise, après le S. Siège. Je parle de M. T Arche- -wêque de Rouen, dans le diocèse duquel Dieu m'a lionne la naissance et arrêté ma fortune. Cet ou- -&rage a commencé avec son pontificat : et comme ce jprélat a des talents merveilleux pour remplir toutes Ms fonctions cPun grand pasteur et une ardeur infar Jtigable de s'en acquitter, les plus belles lumières qui "5w J agent servi à P exécution de cette entreprise , je les *lois toutes aux vives clartés des instructions éloquentes et solides qu'il ne se lasse point de donner à *sen troupeau , ou aux rayons secrets et pénétrants *[ue sa conversation familière répand à toute heure *&ur ceux qui ont le bonheur de P approcher. Je lui ai <lonc voulu faire , non pas tant un présent de mon travail, qu'une restitutiom de son propre bien : mais 2a bonté qu'il a pour moi ta préoccupé, jusques à lui persuader que cet effort de ma plume, pouvant être utile à tous les chrétiens , il lui fallait un protecteur dont le pouvoir s'étendît sur toute P Eglise; et t ayant regardé comme le premier fruit qtiil ait recueilli des Muses chrétiennes , depuis qvH H occupe h chaire de S. Romain, il a cru que P offrir à V. S. c était lui offrir en quelque sorte les prémices de son