‹ Corneille et Gerson dans l'Imitation de Jésus-ChristChapitre 40 sur 107 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Du manquement de toute sorte de consolation.

a Notre âme néglige sans peine

La consolation humaine,

Quand la divine la remplit:

Une sainte fierté dans té dédain nous jette ,• Et la parfaite joie aisément établit

L'heureux mépris de Vimpar faite.

Mais du côté de Dieu demeurer sans douceur, Quand nous foulons, aux pieds toute celle du monde , Accepter, pour sa gloire, une langueur profonde, Un exil où lui-même il abîme le cœur; Ne nous chercher en rien alors que tout nous quitte , Ne vouloir rien qui plaise alors que tout déplaît, N'envoyer ni désirs vers le propre intérêt, Ni regards échappés vers le propre mérite :

C'est un effort si grand , qu'il se faut élever Au-dessus de tout l'homme, avant que l'entreprendre,* Sans se vaincre soi-même on ne peut y prétendre , Et sans faire un miracle on ne peut l'achever.

Que fais-tu de grand ou de rare , Si la paix de ton cœur s'empare Quand la grâce règne au-dedans; Si tu sens pleine joie au moment qu'elle arrive, Si tes vœux aussitôt deviennent plus ardents , • Et ta dévotion plus vive 9

a Non est grave humanum contemnere solalium, cum adesi divinum.

b Assez à l'aisé marche et fournit sa carrière Celui dont en tous lieux elle soutient la croix; Du fardeau le plus lourd il ne sent point le poids , Dans la nuit la plus sombre il a trop de lumière : Le Tout-Puissant le porte , et le daigne éclairer, Le Tout-Puissant lui-même à sa course préside , Et comme U est conduit par le souverain guide , Il n'est pas merveilleux s'il ne peut s'égarer.

Nous aimons ce qui nous console, L'âme le cherche , Vâme y vole , L'âme s'attache au moindre attrait;

Mie penche toujours vers ce qui la chatouille ,

Et difficilement l'homme le plus parfait De tout lui-même se dépouille.

Laurent le saint martyr en vint pourtant à bout Quand Dieu le sépara de Sixte son grand Prêtre;' Il l'aimoit comme père, il l'aimoit comme maître , Mais un amour plus fort le détacha de tout .

D'une perte si dure û fit des sacrifices A l'honneur de ce Dieu qui couronnoit sa foi, Il triompha du siècle tn triomphant de soi , Par le mépris du monde il brava les supplices:] Mais il avoit porté cette mort constamment , Avant que des bourreaux il éprouvât la rage; Et parmi les tourments ce qu'il eut de courage Fia un prix avancé de son détachement.

Ainsi cette âme toute pure Mit l'amour de. la créature

b Salis suaviter equitat, quem gratid Dei portât. Et quid mirum si onus non sentit, qui pottatur ab Omnipotente, et ducitura summo ductore?

Sous les ordre* du Créateur: Et son zèle pour Dieu brisant toute autre chaîne T Préféra le vouloir du souverain Auteur

A toute la douceur humaine.

Apprends de cet exemple à desserrer les nœuds , Par gui l 'affection , par qui le sang te lie, Ces puissants et doux nœuds qui font aimer la vie, Et sans qui l'homme a peine à s'estimer heureux. Quitte un ami sans trouble alors que Dieu l'ordonne , Vois sans trouble un ami te quitter à son tour; Comme un bien passager regarde son amour, Sois égal quand il t'aime et quand il t'abandonne. Ne faut-il pas enfin chacun s' entrequitter?

Où tous les hommes vont , aucuns ne vont ensemble, Et devant ce grand Juge , où le plus hardi tremble, Le roi le mieux suivi se va seul présenter-.

Que l'homme à de combats à faire ,

Avant que de se bien soustraire

A V empire des passions; Avant que de soi-même il soit si bien le maître, Qu'il pousse tout l'effort de ses affections

Jusqu'à l'Auteur de tout son être !

Qui s'attache à soi-même, aussitôt l'en bannit, Et qui peut sur soi-même appuyer sa foiblesse , Glisse et tombe aisément dans l'indigne mollesse Des consolations que le siècle fournit.

Mais quiconque aime Dieu d'un amour véritable , Quiconque s'étudie à marcher sur ses pas, Apprend si bien à fuir ces dangereux appas, Que d'une telle chute il se rend incapable :

Rien de la part des sens ne le sauroit toucher, Et loin de prêter Vdme à leurs vaines délices , Les grands travaux pour Dieu, les rudes exercices , Sont tout ce qu'en la vie il se plaît à chercher.

c Crois-en David sur sa parole ; Tant que la grâce le console, C'est ainsi qu'il en parle à Dieu .* Lorsque 4e tes faveurs je goûtois l'abondance , " Je le disois, Seigneur, qu'aucun temps , aucun lieu , Ne pourroit troubler ma constance.

A cette fermeté succède la langueur Par le départ soudain de cette même grâce :

Tu n'as fait , lui dit-il, que détourner ta face, Et le trouble aussitôt s'est saisi de mon cœur. Cependant il conserve une espérance entière , Et dans cette langueur rassemblant ses esprits , Jusqu'à toi , poursuit-il , j'élèverai mes cris , Jusqu'à toi mon Sauveur, j'enverrai ma prière. // en obtient le fruit , et change de discours: Le Seigneur à mes maux est devenu sensible , Dit-il , et la pitié l'ayant rendu flexible , Lui-même il a voulu descendre à mon secours.

Veux-tu savoir de quelle sorte

Agit cette grâce plus forte f

Ecoute ses ravissements :

Tu dissipes, 6 Dieu , l'aigreur de ma tristesse , Tu changes en plaisirs tous mes gémissements ,

Et m'environnes d'allégresse.

Puisque Dieu traite ainsi mëtnt les plus grands Saints, Nous autres malheureux perdrons-nous tout courage,

c Unde quidam, pressente jam gratta, dicebat: Ego diii in abnndantia mea, non movebor in aeternum.

Absente veto gratia, quid in se fuerit expert us , adjungit dicens : ÀTertisti faciem tuam a me, et factus sum conturbalu».

Pour voir que noire vie ici-bai se partage Aux inégalités qui troublent leurs desseins f Voyons tantôt le feu , voyons tantôt la glace , Dans nos cœurs tour à tour se mêler sans arrêt .» L'esprit ne vart-ilpas et vient quand il lui piaitf Son bon plaisir lui seul le retient , ou le chasse. d Job en sert de témoin : Tu le veux , ô'Seigneur, Disoit-U y que ton bras nous défende et noua quitte ; Et tu nous fais à peine un montent de visite , Qu'aussitôt ta retraite éprouve notre cœut.

Sur quoi donc faut-il que j'espère, Et dans l'excès de ma misère Sur quoi puis-js me confier, Sinon sur la grandeur de sa miséricorde , . Et sur ce que sa grâce aime à justifier

Ceux d qui sa bonté l'accorde f

Soit que j'aie atoec moi toujours des gens de bien , De fidèles amis, ou de vertueux Frères ; Soit que des beaux traités les conseils salutaires , Soit que les livres saints me servent d'entretien , Qu'en hymnes tout un chœur autour de moi résonne ,• Ces Frères, ces amis , ces livres et ee chœur, Tout cela n'a.pour moi ni force ni faveur, Lorsqu'à ma pauvreté ta grâce m'abandonne; Et l'unique remède en cette extrémité , C'est une patience égale au mat extrême, Une abnégation parfaite de moi-même , Pour accepter de Dieu toute la volonté.

Je n'ai point vu d'dme si sainte , D'âme si fortement atteinte ,

d UnJj beat us Job au : Visitas enm diluculo , et subito probas illum.

De Religieux si parfait , Qui n'ait senti la grâce en. lui comme sècMs N'y verser quelquefois aucun sensible attrait ,

Ou vu sa ferveur relâchée.

Aucun n'est éclairé de rayons si puissants >

Aucune âme si haut ne se trouve ravie ,

Qui n'ait vu sa clarté précédée , ou suivie

Des assauts de l'enfer, ùu de ses propres sens.

Aucun n'est digne aussi de la vive lumière

Par qui Dieu se découvre à l'esprit recueilli,

S'il ne s'est vu pour Dieu vivement assailli ,

S'il n'a franchi pour Dieu quelque rude carrière.

Ne f ébranle donc point dans les tentations,

Ne t'inquiète point de leurs inquiétudes ,

D'elles naîtra le calme , et leurs coups lés plus rudes

Sont les avant-coureurs des consolations.

Puissant Maître de la nature .

Ta sainte parole en assure

Ceux qu'elles auront éprouvés :

Sur qui vaincra , dit-il , je répandrai ma gloire , Et de l'Arbre de Vie il verra réservés

Les plus doux fruits de sa victoire.

ijuef poids ne porte point avec facilité Celui qui par la grâce est lui-même porté ?

dit Tévê^ue de Dijon, qui s 1 aide bien aussi, quelque

peu , des beaux vers de Corneille , mais qui du moins

oe pouvoit mieux traduire cette prose pittoresque et

rimée :

Satis suaviter equitat Quem gratia Dei portât.

Oui sans doute , la résignation , la piété , la charité ,

toutes les vertus sont faciles à ces gens heureux , que Dieu , maître de ses dons, en a comblés, pour ainsi dire : leur âme ouverte aux rayons dé la grâce , s'épanouit par tous les temps, sous un ciel nébuleux, comme sous le plus pur.

Mais bien plus souvent Dietj envoyé aux siens d'autres dons : des fléaux, des calamités viennent les enlever aux joies du monde , pour les faire rentrer dans leurs cœurs , en attendant que d'autres maux , les arrachant à eux-mêmes, les rapprochent du ciel.

Jusqu'ici, ce chrétien résigné n'avoit perdu que des plaisirs trompeurs : mais voilà qu'un ami vertueux et fidèle y le plus grand des biens ici-bas après Dieu , lui manque! Gomme St. Laurent, il en fait à Dieu le sacrifice ; mais après quels efforts !

Enfin Dieu est là qui lui tient lieu de tout? Non, Dieu lui manque aussi : ces consolations , cette rosée céleste qu'il appelle d'en haut (*), ne vient plus rafraîchir son âme ; son âme est une terre aride et désolée. Que peutelle encore offrir à son Maître ? Ce qu'elle peut offrir ? son aridité même , sa désolation , que Dieu n'a laissée quelque temps sans secours , que pour mieux l'éprouver et la féconder mieux. Non , dans cet abandon même, au milieu des ténèbres , rien n^est perdu pour les cœurs droits : Exortum est lumen redis : et tôt ou tard le soleil de justice doit reluire pour eux.

Tel est, si je l'ai bien compris, le sens de ce chapi-

(*) Effunde gratiam desuper; perfunde cor meum rare cœlesti! Dan. 4, 29. Imit. lib. m , cap. 24.

tre , quelque peu embrouillé dans la diffusion de nos traductions en vers. Fénélon, un des hommes lis plus dignes de nous l'interpréter, semble y avoir songé dans ce passage lumineux d'un de ses opuscules intitulé : Divers sentiments et avis chrétiens, chap. xxxi.

« Il y beaucoup d'âmes qui ne passent jamais cet état de ferveur et d'abondance spirituelle ; mais il y en a d'autres que Dieu mène plus loin , et qu'il dépouille par jalousie, après les avoir revêtues et ornées : celles-là tombent dans un état de dégoût , de sécheresse et de langueur, où tout leur est à charge. . . . Une âme en cet état sent que Dieu et tous ses dons se retirent d'elle. C'est pour elle un état d'agonie et une espèce de désespoir : on ne peut se supporter soi-même , tout se tourne à dégoût. . . Le cœur est flétri et presque éteint ; il ne saurait .rien aimer. L'amertume d'avoir perdu Dieu , qu'on avoit senti si doux dans sa ferveur, est une absinthe répandue sur tout. On est comme un malade qui sent sa défaillance , faute de nourriture , et qui a horreur de tous les aliments les plus exquis. . . . Parler alors de bon naturel , de tendresse , de générosité , de constance , de reconnoissance pour ses amis , à une âme malade et agonisante , c'est parler de danse et de musique à un moribond. Le cœur est comme un arbre desséché jusqu'à la racine.

- » Mais attendez que l'hiver soit passé et que Dieu ait fait mourir t<mt ce qui doit mourir, alors le printemps ranime'tout. »

A cette image du printemps empruntée à Fauteur de X Imitation , Fénélon joint quelques mots non moins in-

génieux qu'essentiels sur l'hiver envoyé de Dieu, et qui fait mouwr tout ce qui doit mourir.

Si , d'après quelques vers admirables de Corneille qu'on a vus dans les deux précédents chapitres, et même d'après le texte de Y Imitation , on concluoit que cet hiver si dur n'est autre chose que le rigorisme chrétien qui feroit mourir les sentiments les plus naturels ( et les ennemis de la religion l'en ont accusée), on seroit dans une grande erreur, que Fénélon se hâte de dissiper; Il établit la différence qui existe entre les amitiés inspirées par Dieu et les amitiés du monde , les plus désintéressées en apparence , mais auxquelles se mêlent, souvent à notre insu , mille intérêts divers , comme dans le bon grain mille plantes nuisibles , dont un froid rigoureux peut seul purger la terre.

« L'amour-propre , dit Fénélon , veut toujours gagner dans le commerce même qui parolt le plus généreux et le plus désintéressé : s'il ne cherche ni bien ni honneur dans l'ami , du moins il y cherche l'agrément du commerce , la consolation de la confiance , le repos du cœur qui est la plus grande douceur de la vie , enfin le plaisir exquis d'aimer généreusement et sans intérêt» Otez cette consolation , troublez cette amitié qui semble si pure , l'amour-propre est désolé ; il se plaint ; il veut qu'on le plaigne ; il se dépite ; il est hors de lui : c'est pour soi qu'on est fâché ; ce qui marque que c'est soimême qu'on aimoit dans son ami. Mais quand c'est Dieu qu'on y aime , on y tient fortement et sans réserve ; et cependant si l'amitié se rompt par ordre de Dieu , tout est paisible au fond de l'âme : elle n'a rien perdu , car

elle n'a rien à perdre pour elle , à force de s 1 être perdue eUcHmême* Si. elle s'attriste, c'est pour la personne qu'elle aimoit , en cas que cette rupture lui soit nuisible. La douleur peut être vive etamère, puisque l'amitié étoit très-sensible ; mais c'est une douleur paisible et exempte des chagrins nuisants d'un amour-propre intéressé. . . . Pour les âmes qui sortent d'elles-mêmes et qui s'oublient véritablement en Dieu , leur amitié est immense comme celui en qui elles aiment. Il n'y a que le retour sur nous qui borne notre cœur ; car Dieu lui a donné je ne sais quoi d'infini qui a rapport à lui. C'est pourquoi l'âme qui ne s'occupe point d'elle-même , et qui se compte en tout pour rien , trouve dans ce rien l'immensité de Dieu même : elle aime sans mesure , sans fin , sans motif humain ; elle aime parce que Dieu , amour immense , aime en Dieu. Voilà l'état des apôtres qui est si bien exprimé par St. Paul. Il sent tout avec une pureté et une vivacité infinie ; il porte dans son cœur toutes les églises ; l'univers entier est trop borné pour ce cœur ; il se réjouit ; il s'afflige ; il se met en colère ; il s'attendrit ; son cœur est comme le siège de toutes les plus fortes passions. Il se fait petit ; il se fait grand ; il a l'autorité d'un père et la tendresse d'une mère ; il aime d'un amour de jalousie ; il veut être anathême pour ses enfants : tous ces sentiments , quoique libres et volontaires , lui sont imprimés ; et c'est ainsi que Dieu fait aimer les autres quand on ne s'aime plus qu'en lui. » Après cette céleste peinture de l'amour divin, Fé- , nélon revient sur les opérations mystérieuses de ï)iei* pour ramener l'homme à sa vraie fin :

« Dans les commencements, dit-il , Dieu nous attaquoit par le dehors ; il nous arrachoit peu à peu toutes les créatures que nous aimions trop et contre sa loi. Mais ce travail du dehors , quoique essentiel pour poser le fondement de tout l'édifice , n'en fait qu'une bien petite partie. que l'ouvrage du dedans, quoique invisible, est sans comparaison, plus grand, plus difficile et plus merveilleux !

« Il vient un temps où Dieu , après nous avoir bien dépouillés , bien mortifiés par le dehors sur les créatures auxquelles nous tenions , nous attaque par le dédains pour nous arracher à nous-mêmes. Ce n'est plus les objets étrangers qu'il nous ôte alors : il nous arrache le moi qui étoit le centre de notre amour-propre. Nous n'aimions tout le reste que pour ce moi ; et c'est ce moi

que Dieu poursuit impitoyablement et sans relâche

Coupez les branches d'un arbre , loin de le faire mourir, vous fortifiez sa sève , il repousse de tous côtés ; mais attaquez le tronc , desséchez la racine , il se dépouille , il languit , il meurt : c'est' ainsi que Dieu prend plaisir à nous faire mourir à nous-mêmes. »

Ici , une nouvelle peinture des sécheresses de l'âme qui la consternent.

« Elle se voit; elle a horreur de ce qu'elle voit: Elle demeure fidèle, mais elle ne voit plus sa fidélité. Tous les défauts qu'elle a eus jusqu'alors s'élèvent contre elle } et souvent il en paroît de nouveaux dont elle ne s'étoit jamais défiée. Elle ne trouve plus cette ressource de ferveur et de courage qui la soutenoit autrefois. Elle tombe en défaillance ; elle est comme Jésus-Christ , triste jus-

qu'à la mort. Tout ce qui lui reste c'est la volonté de ue tenir à rien , et de laisser faire Dieu sans réserve. Dieu , après avoir pris soin de tout ce qui est nécessaire pour détacher cette personne d'elle-même , la dépouille peu

à peu On demandera peut-être en quoi consistent

ces dépouillements; mais je ne puis le dire. Ils sont aussi différents que les hommes sont différents entre eux. Gomment peut-on voir de quoi on est revêtu ? Chacun tient à une infinité de choses qu'il ne devineroit jamais. Il ne sent qu'il y est attaché que quand on les lui ôte. Je ne sens mes cheveux que quand on le Arrache de ma tête. Dieu nous développe peu à peu notre fond qui nous étoit inconnu. »

Fénélon aussi nous développe , dans cet excellent ouvrage , les mystères de la Providence , ceux de notre âme, avec une pénétration digne de Bossuet, de Labruyère, ou plutôt de lui-même. Il nous montre la voie des tribulations de tous genres par lesquelles Dieu fait aller jusqu'à lui les siens ; enfin il ajoute :

« Le monde n'a point d'yeux pour voir ces épreuves , ni d'oreilles pour les entendre : mais le monde est aveugle ; sa sagesse n'est que mort ; elle ne peut compatir avec l'esprit de vérité. // n'y a que ? esprit de Dieu , comme dit l'Apôtre, qui puisse pénétrer les profondeurs de Dieu même. (1 Cor. 2., v. \ , 1 1 ) »

Nous ne nous excuserons point de l'étendue de cet emprunt : ayant eu le bonheur de rencontrer sur notre chemin le saint archevêque dé Cambrai , nous ne pouvions taieux faire que de nous taire et de recueillir ses paroles.

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