‹ Corneille et Gerson dans l'Imitation de Jésus-ChristChapitre 52 sur 107 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Qu'il faut rapporter tout à Dieu comme à notrç

dernière fin.

a *St tu veux du bonheur fapplanir la carrière , Choisis-moi pour ta fin souveraine et dernière, Epure tes désirs par cette intention ; Tes flammes deviendront comme eux droites et pures , Tes flammes que souvent ta folle passion Recourbe vers toi-même , ou vers les créatures , Et gui n'ont que fotblesse, aridité, langueur, Sitôt qu'il te chercher tu ravales ton cteur.

b C'est d moi, c'est à moi qu'il faut que tu rapportes Les biens les plus exquis, les grâces les plus fortes. Mais je te le redis, saches-en bien user; Ne prends point hors de moi de joie ou d'espérance. Je suis cette bonté qu'on ne peut épuiser, Mais qui ne peut souffrir aucune concurrence : Je suis et serai seul durant tout l'avenir Qu'il faille en tout , par Umt, et louer, et bénir.

a Fili, ego debeo esse finis tuas supremus et ultimus, si père décideras esse beat us.

Ex hac intentione purificabitur affectas tuus, sœpius ad seipsum et ad creaturas maie incurvât us,

b Si recte sapis , in me solo gaudebis, in me solo sperabis : quia nemo bonuf niai tolus peus, qui est super omnia laudandus , et in omnibus benedicendus.

ÏMITATIOX DE J. C. LlV>. ÏIÎ, CH. X. 233

f l'"' 1 i 1 III I i'i I I ' I ' I " ' Il " ' ' ! I 1 ' " ■ T ' 'H 1 I H i " '"' J—

Page 1