L'ÉLÉMENT COMIQUE DANS NICOMÈDE
Ce défaut, peu sensible d'ailleurs, qui se rencontre au dénouement, ne saurait nuire à l'intérêt dramatique de la pièce. Cependant Voltaire écrit (4) : « L'intrigue de Nicomède est très froide, parce que personne n'est véritablement en danger ». Il semble pourtant difficile de nier qu'il y ait pour Nicomède un véritable péril. Le péril pour lui, ce n'est pas de perdre la vie, sans doute, ce n'est même pas, tout d'abord, malgré les apparences, de perdre Laodice (5), mais c'est de
(!) Si Ton supprime du monologue d'Attale les paroles qui indiquent de la part du prince l'intention de sauver Nicomède (IV, G) et de la scène entre Arsinoé et Attale (V, 1) les allusions. à la sédition naissante.
(2) Dans le récit de Justin (cité par Corneille dans son A vit au lecteur), Nicomède reste roi à la place de son père assassiné.
(3) Prusias et Arsinoé. Voir plus haut, p. 352-353.
(4) Commentaire, III, 8, fin.