‹ Corneille: études sur le théâtre classiqueChapitre 62 sur 134 · ANALYSE DE LA HÈ · texte numérisé non relu

ANALYSE DE LA HÈ

Acte i. — L'action de Polyeucte se passe l'Arménie, province romaine, sous le règne (en 250 après J.-Ch.) ;i), à une époque où L jours persécuté, est déjà fort répandu dans nateur romain, du nom de Félix, est gouver Sa fille Pauline est, depuis quinze jou Polyeucte, un des premiers nobles du p Polyeucte l'ait épousée par amour, elle nt tout entier. Polyeucte s'est laissé couvert par son ami Néarque ; le jour a été pris c'est le jour même où commence l'actioi doit s'achever à l'insii de Pauline ; mais c un songe menaçant qu'elle vient d'avoir supplie soû époux de ne pas sortir ce jo voudrait pas lui déplaire : il refuse d'aboi qui vient le chercher pour le baptême. Mai tances de son ami finissent par l'empori avec Néarque pour se rendre parmi ses n

Ce jonr même, on apprend à Mélitène l'heureux vainqueur des Perses, le tou l'empereur. — Sévère était autrefoisun et

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fortune : Pauline et lui s'étaient connus à Rome et s'étaient aimés ; mais Félix n'a pas voulu pour sa fille de ce prétendant obscur, — et, quand il a quitté Rome avec elle pour aller en Arménie, Sévère, désespéré, s'en est allé dans l'armée

Chercher d'un beau trépas l'illustre renommée (1).

Il s'est, en effet, distingué par sa valeur. Dans une bataille livrée aux Perses par l'empereur Décie, il a sauvé le prince, assuré aux Romains la victoire d'abord douteuse, et il est tombé lui-même sur le champ de bataille : on n'a pu retrouver «on corps, mais l'empereur reconnaissant a fait rendre de grands honneurs à sa mémoire.

On le croit donc mort, mais ce n'est qu'un faux bruit. Lie roi de Perse Ta fait enlever du champ de bataille où il était tombé percé de coups: plein d'admiration pour son courage, il lui a fait donner des soins, puis, le voyant remis de ses blessures, il a essayé, par des offres brillantes, de s'attacher ce vaillant soldat. Sévère a refusé ; il rentre, à la suite d'un échange, dans l'armée romaine. Une nouvelle bataille, mal .engagée, cette fois encore, pour les Romains, et gagnée seulement grâce à lui, met le comble à sa faveur et à sa gloire. La paix est faite ; Sévère vient en Arménie pour en apporter lui-même la nouvelle,

Et par un sacrifice en rendre hommage. aux dieux (2).

C'est là, du moins, le motif officiel de sa visite. En réalité, il tient surtout à revoir Pauline, qu'il n'a pas oubliée. Il la croit toujours libre, et il espère l'épouser.

Pauline, elle, ne consent à le revoir que sur l'ordre de «on père. Car Félix, se sentant menacé par le retour de Sévère tout-puissant, ne compte que sur sa fille pour détourner l'effet de sa colère.

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