HIERARCHIE DES PERSONNAGES
Quand on a étudié, dans Pofyittcte, l'action et lespersonnages, on est conduit à se demander quel est ie sens du drame, comment il faut le comprendre. Dans l'action, nous avons trouvé deux éléments, séparés au début, l'un chrétien, l'autre profane : la loi de l'unité d'action exige non seulement qu'ils se mêlent ensuite, mais encore que l'un des deux soit subordonné à l'autre. Parmi les personnages, trois sont, à des titres divers, proposés à notre admiration : l'un chrétien, l'autre destiné à le devenir, le troisième en dehors du christianisme : l'unité d'impression exige qu'ils ne soient pas tous les trois sur le même rang : sinon on ne saura, en face de l'œuvre, quel parti prendre, l'impression finale sera hésitante et confuse.
Les deux questions, du reste, sont liées entre elles. Si l'élément chrétien l'emporte dans l'action, les personnages qui le représentent ne doivent pas être effacés par d'autres. Il serait peu naturel, ici, que le personnage le plus élevé par sa grandeur n'eût, dans l'action, qu'un rôle subordonné, épisodique ou accessoire. Les deux questions se réduisent donc à une seule : celle de la hiérarchie des personnages, au double point de vue de leur importance dans Faction et de la grandeur de leur caractère.