‹ Corneille, Racine et MolièreChapitre 42 sur 46 · ALCMÈNE · texte numérisé non relu

ALCMÈNE

ï Je sais, moi, comment il m'a blessée au cœur.

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ï> Par ta main si chère, Alcmène, je t'en prie, je t'en conjure, grâce! pardonne-moi, ne sois plus fâchée.

ALCMÉNE.

s> Ma vertu réfutait tes injures. Maintenant, tu ne me reproches plus de me déshonorer par ma conduite: moi, je ne veux plus m'exposer à entendre des discours qui me déshonorent. Adieu, reprends tes biens, rendsmoi les miens, et donne-moi des femmes pour m'accompagner.

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» Y penses-tu?

ALCMÉNE.

j) Tu ne le veux pas. Hé bien, je m'en irai accompagnée de ma vertu. »

Une nuance de galanterie de madrigal suffit à faire disparaître dans Molière la sévère dignité du langage d'Alcmène.

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Avez-vous bien le cœur de me traiter ainsi?

Est-ce là cet amour si tendre Qui devait tant durer quand je vins hier ici?

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