EUROPE
N'appelle pas ainsi ces invincibles cœurs
Qui tiennent un beau rang entre mes défenseurs.
S'ils n'ont point comme nous d'autels, de sacrifices *,
Pour le moins, comme Ibère ils n'ont point d'artificer
Ils (lisent franchement ce qu'ils pensent des dieux,
Et l'autre en m'opprimant fait le religieux.
Par eux je me maintiens et m'affranchis d'outrage;
En plaignant leur erreur, j'admire leur courage.
En d'autres termes, les protestants qui, religieusement, sont dans l'erreur, mais qui sont loyaux et utiles, je les préfère, dit Europe, aux Espagnols, qui sont orthodoxes, mais cauteleux et dangereux.
Quel était ce grand roi, ce puissant conquérant,
Qui par tes régions passa comme un torrent :'
Qui, marchant à grands pas au chemin de la gloire.
Fut, même dans la mort, suivi de la victoire-?
Quels sont tous ces grands chefs, de sa cendre enfantés.
Qui par son ombre encor semblent être assistés?
Quel était ce Saxon^, ce valeureux courage.
Chassé par les arrêts de son propre liéritage.
Qui dans tes propres champs avec peu de guerriers,
A cueilli tant de fois de glorieux lauriers ?
Combien sont de vertus en ce prince^ enfermées. Qui d'un peuple affranchi '•> commande les fwmées,