‹ Corneille, Rotrou, MoliereChapitre 29 sur 68 · Paris, Hachette, les Gj'ands écrivains de la France · texte numérisé non relu

Paris, Hachette, les Gj'ands écrivains de la France

3. Œ Franco is-Ro.ver de Gaignières, gouverneur des ville, château et principauté de Joinviile... (titre probnblon; »nt honorifique, puisque le titulaire habitait Paris)... avait rassemblé à l'hôtel de Guise, qu'il habitait, manuscrits, imprimés, estampes, dessins, tableaux, sculptures, médailles, cartes géographiiiucs, un monde de science et d'art, extraordinaire pour le temps... C'était uq vrai curieux, de fortune assez bornée.

signée P. Corneille, qui lui a été signalée par M. Ludovic Lalanne, un des conservateurs de la Bibliothèque de l'Institut. Elle se trouve à la Bibliotlièque nationale. Fonds Gaiguières, 1001, Mélanges, pièces galajites, mtiriques, etc., page 14. Gaiguières étant mort en mars 1715, ce texte est le plus ancien de ceux que l'on possède. Mais, d'autre part, il y a lieu d'observer que Gaiguières était très vieux lorsqu'il mourut et que, par conséquent, son autographe peut remonter à une date moins éloignée de celle de la mort de Corneille, qui arriva en 1084. Voltaire a admis ce sonnet dans les notes de son Commentaire, à propos de l'Épi tre dédicatoire &' Horace : l'antithèse entre b sonnet et la dédicace était bien tentante! La grande édition Regnier-Hachette en donne six versions différentes. On vient d'entendre celle de Voltaire. 11 y en a une autre, qui se trouve sur un ( feuillet ajouté

mais dont l'ardpur ingénieuse et le savoir multipliaient les ressources... Il voulut par ses collections éclairer tout l'ensemble de l'histoire de France. Il voyagea dans le pays et fit voyager des artistes... Il consacra le plus pur de sa fortune à ces dépenses... Le Père de Montfaucon lui lit plus d'un emprunt pour son grand travail... Quatre ans avant sa mort, arrivée en mars 17J5, Gaignières lit don de ses collections à Louis XIV... Un arrêt dii Conseil d'Etat, en date du 6 mars 1717, ordonna le dépôt do la plus grande partie à la Bibliothèque...» (Feuillet de Conehes. Causeries d'unCuricitx,lome ii, page /i55 et suivantes.) — Cf. Saint-Simon, Mémoires^ tome XVII, page 31Uct suivantes. Et le Mercure d'avril 1702, racontant une visite que le duc de Bourgogne avait faite à Gaignicros € dans sa belle et agréable maison, vis-à-vis les Incurables » .

(remarquez encore ce détail) à certains exemplaires des OEuvres diverses (de Corneille); de 4788.» Ce feuillet porte au verso le Placet au Roi sur le retardement de sa pcmion ^.

Tel est l'état de la question. Or il est de principe en justice que le doute profite à l'accusé, et l'accusé, ici, c'est le grand Corneille. Si donc, d'après ce que je viens de vous exposer fidèlement, l'authenticité de ce sonnet qu'on lui attribue ne paraît pas suffisamment prouvée, la conséquence est que nous devona, provisoirement, décharger sa mémoire de celte imputation qui tendrait à la ternir, ledit sonnet démentant d'une part, à la distance de quelques mois seulement, la modération louable du quatrain, que rien ne l'obligeait d'écrire, et, de l'autre, faisant un contraste si tranché et si peu honorable avec les adulations outrées de l'Épître dédicatoire d'Horace. Plus est grave l'opinion de M. Régnier en pareille matière, plus je crois qu'il

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