TROIS STROPHES D'HORACE
“Si vos coleres sont implacables, c'est le comble de la rigueur; si elles sont faciles à fléchir, c'est le . comble de la faiblesse ; et, mal pour mal (c'est-àdire: comme entre deux maux), il faut encore préférer cette dernière à la rigueur.”
Cela dit, je vais terminer cette lettre par trois strophes lyriques d'Horace qui vous donneront une idée de cette poésie aimable, mais souvent obscure,
Diffugire nives, redeunt jam gramina camps Arboribusque comae ;
Mutat terra vices et decrescentia ripas Flumina praetereunt.
Nives diffugere, les neiges se sont dissipées ; jam gramina redeunt campis, déjà les herbes reviennent aux champs; arboribusque comte, et aux arbres les chevelures ; terra mutat vices, la terre éprouve des changements ; et flumina decrescentia, et les fleuves décroissant ; praetereunt ripas, coulent le long des rives,
Frigora mitescunt Zephyris; ver proterit aestas, Interitura simul
Pomifer autumnus fruges effuderit ; et mox PBruma recurrit iners.
Frigora miteseunt Zephyris, les froids s’adoucissent par les Zéphyrs ; aestas proterit ver, l'été chasse le printemps ;