CATON, HÉROS DE L'OPPOSITION
République qui tombait; quantum modo poterat retrahi un&ä manu, autant du moins qu’elle pouvait être retenue d’une seule main ; donec vel abreptus vel abstractus, jusqu'à ce que soit entraîné, soit arraché ; comilem se dedit, il se donna comme compagnon ; ruinae diu sustentatae, à une ruine longtemps soutenue; simulque extincta sunt, et en même temps furent anéanties; quae nefas erat dividi (deux choses) qu'il était impie de séparer (qui ne pouvaient pas sans impiété être séparées); neque enim Catc vixit post libertatem, ni en effet Caton (re) vécut après la liberté ; nec libertas post Catonem, ni la liberté apres Caton.—Vous savez que Caton, après la mort de Pompée, poursuivit la guerre contre César et, enfermé dans Utique, sy donna la mort (46 a. Ch.).
“ Caton, aux prises avec la brigue, mal à formes multiples, et avec l'ambition sans bornes du pouvoir, que le monde entier partage entre trois hommes n'avait pu satisfaire, demeura seul debout en face des vices d’une cité dégénérée et que son poids entraînait à l’abime, et retint la République qui tombait, autant qu'elle pouvait l'être par une seule main; tant qu'enfin, entraîné ou arraché lui-même, il se fit le compagnon d’un édifice en ruine longtemps soutenu par lui, et l’on vit succomber à la fois ce que la loi divine ne permettait
as de séparer : Caton ne survécut pas à la liberté, ni la liberté à Caton.”
Après cette prose harmonieuse, revenons aux vers. Voici un joli distique du poète élégiaque