‹ Cornélie, ou, Le latin sans pleursChapitre 142 sur 155 · DISTIQUES DE TIBULLE ET D'OVIDE · texte numérisé non relu

DISTIQUES DE TIBULLE ET D'OVIDE

Tibulle, le Musset de la littérature romaine ; il s'adresse à une amie :

Te spectem, suprema mihi cum venerit hora, T'e teneam moriens deficiente manu.’

“ Puissé-je te’ voir, quand viendra pour moi la dernière heure! Puissé-je te tenir en mourant d’une main défaillante! ”

Tibulle mourut jeune; Ovide, qui s’inspira de lui, l'avait connu. Il nous le dit dans ke très beaux vers écrits en exil, où il raconte sa vie, ses succès précoces et ses malheurs :

Saepe suos solitus recitare Propertius 1gnes, Jure sodalitii qui mihi junctus erat ;

Et tenuit nostras numerosus Horatius aures, Dum jerit Ausoniä carmina culta lyra.

Virgilium vidi tantum nec avara T'ibullo Tempus amicitiae fata dedere meae.

Saepe Propertius solitus (est), souvent Properce eut l'habitude ; recitare suos ignes, (de me) réciter ses feux (ses poèmes d'amour) ; qui mihi erat jumctus, (lui) qui m'était uni; jure sodalitii, par le droit de la camaraderie; et numerosus Horatius, et l’harmonieux Horace ; tenuit nostras aœures, a retenu nos (mes) oreilles; dum ferit

1 Tibulle, Élégies, i. 1, 59-60.

2 Ovide, Tristes, iv. 10, 45 et suiv,

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