‹ Cornélie, ou, Le latin sans pleursChapitre 151 sur 155 · LA DOULEUR DE CORNÉLIE · texte numérisé non relu

LA DOULEUR DE CORNÉLIE

Dass ich ihre Purpurblüten streue :

Diese leizten, undankbaren Spenden Will ich meines Enkels Seele weih’n !

Rien n’est plus intéressant que de comparer des traductions en vers; elles révèlent à la fois le génie de la langue traduite et celui des langues dont se sont servis les traducteurs.

Virgile est mort à cinquante-et-un ans; Lucain, qui avait été très précoce, se tua à vingt-six ans, en l’an 65, laissant la Pharsale inachevée. Mais il y a dans ce poème des beautés si hautes qu'on peut se demander si Lucain, épargné par la jalousie de Néron, n'aurait pas été le plus grand des poètes latins. Je vais vous enseigner quelques vers de lui qui décrivent la douleur de votre malheureuse homonyme, Cornélie, après l’assassinat de son époux, le grand Pompée :

. Nunquam veniemus ad enses Aut laqueos, aut praccipites per inania saltus : T'urpe mori post te solo non posse dolore.” Sic ubi fata, caput ferali obduxit amictu Decrevitque pati tenebras puppisque cavernis Delituit saevumque arcte complexa dolorem Perfruitur lacrimis et amat pro conjuge luctum.\ 1 Lucain, Pharsale, xi. 106-112.

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