COUP DE THÉÂTRE
M. Vandervelde entendait mettre fin à mes attaques, fût-ce même en m'intentantun procès en diffamation.
Il réclame un arbitrage et désigne lui-même l'arbitre.
J'accepte et l'arbitrage et l'arbitre choisi par mon adversaire.
Je me flattais de l'espoir de pouvoir enfin demander à M. Vandervelde quelles étaient ses « fameuses sources communes », et je comptais avoir bientôt l'occasion de le confondre.
Mais, événement inattendu! lui qui avait réclamé un arbitrage et choisi l'arbitre de ses convenances, S'ABSTINT DE COM- PARAITRE.
En tous cas, il ne daigna pas venir devant le juge en ma présence. Habile en ceci comme en toute autre chose, M. Vandervelde, qui ne savait pas un traître mot de la question féministe, abandonna la lutte et se débarrassa tout d'un coup des ennuis de cette obsédante affaire, en écrivant une simple lettre à M. de Borchgrave : il avouait piteusement n'être pas l'auteur de son projet et n'avoir fait que signer le factum d'un homme dont on ne s'attendait pas à voir apparaître le nom : G. Cornil.
C'est alors que M. de Borchgrave rendit la sentence arbitrale suivante :