‹ Cornilius Nepos: ou, le premier plagiaire collectivisteChapitre 21 sur 25 · LA VÔTRE · texte numérisé non relu

LA VÔTRE

M m « M. Pégard, Secrétaire Générale du Comité des Dames Françaises à V Exposition de Chicago.

Asnières, 2 août 1896.

« ... Je suis de votre avis. La loi Goirand ne vaut rien. Seul votre système de séparation de biens est pratique et juste. >

M m0 Vincent, Présidente du groupe : V Égalité.

Fontenay-sous-Bois (Seine), 3 septembre 1896.

« ... Je trouve excellents vos arguments... >

Eugénie Potonié-Pierre,

Secrétaire du groupe :

La solidarité des Femmes.

Paris, rue Gazan, ce 7 décembre 1896.

Cher Monsieur,

Je suis bien en retard avec vous et je vous en fais toutes mes excuses. Soyez assuré cependant que mon apparente négligence ne provient pas de l'oubli de ce que le parti féministe doit à votre zèle et à votre érudition mis si généreusement au service de la cause...

CTest avec une entière satisfaction que je lis vos œuvres et je suis heureuse de voir l'enthousiasme qui soulève votre manière de procéder... C'est la bonne et la vraie et je vous en félicite très sincèrement en même temps qu'en ma qualité de femme, je vous remercie.

Jeanne E. Schmahl, Fondatrice de U Avant- Courrière.

Or, c'est au nom de L'Avant-Courrière que le projet Goirand fut présenté au Parlement français. De plus, le projet primitif fut rédigé par M lle Jeanne Chauvin, docteur en droit et es lettres, et lauréat de l'école de droit de Paris.

Voici ce que m'écrivait M Ue Chauvin, l'auteur du premier projet Goirand.

Paris, le 26 juillet 1896.

Cher ami,

... Je brûle du désir de me jeter dans la mêlée, presque certaine d'obtenir de bons résultats, guidée comme je vais l'être par votre sage prudence, l'autorité de votre appui et vos excellents conseils. Je suis très heureuse de posséder vos propositions de lois ; je vous en remercie. Elles me semblent parfaites ; très sincèrement, je crois que vous êtes le seul féministe sérieux et travaillant utilement pour le succès de notre cause.

aussi, je comprends et je partage votre indignation contre la mauvaise foi de certains et leur pillage sans scrupule.

Jeanne Chauvin, Docteur en Droit, Lauréat de l'Ecole de droit de Paris.

Je me borne à ces quelques témoignages spontanés. Que le plagiaire Cornil produise les siens.

Les idées que j'exprime sont donc originales ; mes formules sont nouvelles.

Voici comment une femme française, M me Eugénie Potonié- Pierre, appréciait le rôle qui m'appartient dans l'évolution féministe. L'appréciation est extraite du Journal des Femmes de Paris, Moniteur officiel duféminisme français (n° 32, juillet 1894):

Lorsqu'une q\iestion est mûre, lorsqu'elle s'est emparée des esprits, sans que les lèvres aient osé cesser encore de la nier, quelqu'un vient qui rédige en formules les doctrines planant dans Vair, qui répond à toutes les questions latentes dans les cerveaux et à qui Von est reconnaissant d'avoir deviné la préoccupation et d'avoir posé la solution du problème. Le catechisyne naît et Vidée se fait plus populaire. Les féministes et ks femmes doivent être reconnaissants à M. Louis Frank qui a écrit un plaidoyer condensé, précis, irréfutable en faveur de la cause des femmes....

Les Français, avec leur exquise loyauté, reconnaissent que j'ai « posé la solution du problème ».

Et je me serais vu contraint, moi, de devoir aller puiser les

éléments de mon travail sur les salaires de la femme mariée, chez Vandervelde, chez Goirand ou chez quelque Corail ! Comparons d'ailleurs les écrits féministes de chacun :

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