‹ Corona benignitatis anni DeiChapitre 9 sur 65 · PSAUME · texte numérisé non relu

PSAUME

« Si j'ai faim, je ne te le dirai pas, » dit le Psaume. Mais si !

Il faut le dire, Seigneur; surtout que si vraiment il Vous suffit,

(Préférant moi-même autre chose), de ce pain,

Peut-être je Vous le donnerai plutôt que de le jeter aux chiens.

Si Vous me le demandez par la bouche d'un de Vos pauvres, peut-être

Que, n'ayant point de caillou, je lui jetterai le pain à la tête !

Seulement ne soyez pas discret avec moi et ne gardez pas le silence,

Comme un père qu'on a rebuté et qui dévore son offense.

Malheur au fils qui le blesse au plus profond de ses sentiments !

Il se tait désormais et ne lui dit plus rien et le laisse aller librement.

Il est des choses sacrées qu'on ne demande qu'une fois.

Si Dieu a faim désormais, ce n'est plus à lui qu'il le dira.

S'il a faim ? Mais c'est dans Saint Jean ! Et est-ce qu'elle doit jamais finir,

Cette Pâque avec nous qu'il a désirée d'un grand désir ?

COR ON A BENIGNITATIS

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