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SOUVENIR D'ITALIE

Dessin de A. Robaut, d'après l'eau-forte de Corot. {Salon de iS65.)

son père, qui voulait faire de lui un commerçant, le plaça chez un marchand de drap de la rue Saint-Honoré, nommé Delalain. Mais le jeune homme n'avait aucune disposition pour la carrière qui lui était ainsi imposée. Il s'oubliait à l'école buissonnière dans les courses dont il était chargé, et son honnêteté foncière se traduisait, vis-à-vis des acheteurs, par des conseils d'une franchise peu compatible avec les intérêts de son patron. En dépit de ces répugnances pour le commerce, par respect pour son père, à qui il

montra toujours une extrême déférence, Corot essaya en vain, pendant huit ans, de se plier à sa volonté.

Le goût de la peinture devait se manifester chez lui de pius en plus impérieux, à la suite de la connaissance qu'il avait faite de Michallon. Ce dernier, après avoir obtenu

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