I. Nous Tavons entendu encore en
COROT
ment, il restait timide à Tendroit de ses travaux et sa place était modeste dans le cénacle.
Les choses allèrent ainsi jusqu^au jour où Aligny, qui avait de Fautorité en matière de paysage, étant passé auprès de Corot, occupé à faire une étude du Càlisée^ fut frappé de sa justesse, et regardant ce morceau avec attention, il dit, tout en exprimant sa surprise, qu’il y trouvait des qualités de premier ordre : l’exactitude, l’habileté, le grand aspect avec lequel ce motif admirable était rendu. Il félicita l’auteur, qui crut d’abord à une plaisanterie et se montrait peu disposé à l’accepter; mais Aligny donna à ses éloges une insistance sérieuse, puis, le soir, il les répéta devant les camarades, avec de bonnes raisons à l’appui, et conclut en disant que c’était un talent qui se révélait et que ce jeune homme, resté jusqu’à présent dans l’ombre, méritait d’étre salué et pourrait bien devenir leur maître à tous.
Celui dont on parlait de la sorte arriva sur ces entrefaites et fut complimenté par les assistants qui prirent une autre allure à son égard. Sa situation fut, pour ainsi dire, changée instantanément; les louanges d’Aligny