CHAPITRE DEUXIÈME
pour venir s^établir à Paris rue des Grands- Degrés, ou du Haut-Pavé, près la place Maubert, où il exerçait la profession de perruquier-barbier % ce qui, au siècle de Beaumarchais, n^était pas peu de chose, on l’a vu assez par le bruit que ht alors Thomme de Séville.
Déjà Corot avait peint, en 1835, le désert; en 1836, un Saint Jérôme, qifil donna à réglise de Ville-d^Avray vers 1849 5 ^
exposé au Salon de 1840 une Fuite en Égypte, en même temps qu^un Moine; et, en 1841, Démocritej
Cherchant dans l’homme et dans la bête
Quel siège a la raison, soit le cœur, soit la tête;
Sous un ombrage épais, assis près d’un ruisseau
On juge, par ces sujets, quelles pensées sérieuses Pont occupé pendant cette période de sa vie ; elles sont comme le prélude du Baptême du Christ^ cette belle page où il a résumé les plus nobles aspirations, la justesse des lignes
T. Extrait d’une lettre de M. V. Corot.
2. La Fontaine, liv. VIII, fab. xxvi. Ce tableau a été lithographié par Français.
et des valeurs^ la beauté du style et rharmonie de la nature.
Corot n^a jamais abandonné tout à fait le genre des compositions graves ^ et si la £n de sa carrière a été surtout consacrée à rendre les côtés gracieux et charmants du paysage, c’est peut-être à cause du retour que Fâge opère en nous, vers les impressions de jeunesse. Dans sa maturité et sa pleine force, il est sorti souvent de son domaine habituel, (( des poèmes qu’on ne saurait trop louer ^ )). Par exemple, en 1849, ^ peint la
toile magistrale de Jésus au Jardin des Oliviers ^ qui est de son plus grand style et digne d’être placée au même niveau que le Baptême du Christ de Féglise Saint-Nicolas du Chardonnet. \J Homère appartient aussi à cet ordre d’idées.
Souvent auprès d’un sujet qu’on pourrait croire inspiré par Théocrite, il s’en trouve un autre sorti de la lecture de la Bible, par exemple V Incendie de Sodome^ exposé en même temps que des Nymphes jouant avec un Amour Étant