‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 35 sur 79 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

pénétrer le caractère du modèle^ voir un jour sa joie, le lendemain sa peine, sa colère ou tout autre sentiment qui Fanime, et il faut que sa touche rende tout cela au moins à Fétat dhniiication , afin que ce ne soit pas seulement Fhomme triste ou Fhomme gai, mais bien Fair entier, les différents aspects de la physionomie de cet être mobile et de .son caractère, de façon à ce que ceux qui l’ont vu dans ses humeurs diverses le retrouvent, et que ce ne soit pas le portrait d’un moment, d’un jour donné tel que le donne la photographie, mais bien le portrait de toujours h »

Tout cela est juste, simple, et les maîtres ont en effet compris de cette façon la reproduction de la nature humaine. On voit que Corot était profondément imbu des saines doctrine de Fart qui doit être « une expression individuelle de la vérité, une ardeur sans concession », deux mots de lui qui résument sa vie honnête, indépendante, remplie parle travail et heureuse.

Tels sont, en raccourci, les préceptes qu’il répandait et dont il souhaitait que ses

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