‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 36 sur 79 · I. Entretien du 1 6 novembre · texte numérisé non relu

I. Entretien du 1 6 novembre

COROT

élèves fussent persuadés. Faut-il lui faire porter la responsabilité de tous ces à peu près insignifiants qui semblent découler de sa méthode? Non, ce ne sont là que des imitations maladroites du maître qu^on n^a pas su ou qifon n’a pas voulu comprendre, des œuvres serviles où Fintelligence n’a plus de part. La contrefaçon peut toujours se produire ; sa graine, à lui, était bonne et a donné de beaux fruits ; il suffit de rappeler les noms de MM. Français, Daubigny, Chintreuil, Busson par Français son maître, Bernier, Oudinot, La vielle et d’autres, qui tous doivent quelque chose à Corot, quoique chacun d’eux ait gardé son expression individuelle en face de la nature.

Cette réserve posée, — celle de la personnalité,— Français représente très-hautement une partie des tendances de Corot et il est appelé à maintenir sa tradition dans l’école française, à continuer ses aspirations les plus élevées. Comme son maître, il cherche les côtés poétiques de la nature, il aime la pureté du dessin, l’harmonie des lignes, le style, et il compose avec soin. Son exécution est différente et il fait les détails avec une perfection rare là où Corot

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