I. Entretien du 22 janvier
mois de janvier 1865, cependant inter-
rogé par un amateur qui eut la fantaisie rare de faire faire de la peinture pour une place donnée; nous avons le reg’ret de constater que cette idée ne vint pas à un Français ; c'est le prince DemidofF qui Fa eue quand il s'est agi d'orner l'hôtel qu'il venait de faire bâtir dans le quartier François Deux sujets furent demandés à Corot : la nuit et V aurore, il les a faits à Fontainebleau, en trois mois, dans l'atelier de son ami Comairas, pendant l'été de cette même année 1865. Corot nous disait que s'il faisait encore de semblables travaux, à sa grande joie, il voudrait peindre sur place.
Mais on a continué d'oublier de faire appel à son talent dans le sens décoratif. L'État s'est contenté du seul tableau qu'il possède au. Luxembourg ; — il n’avait rien à l'Fiôtel de Ville de Paris, ni dans les autres monuments, — à l'exception de l'église de Saint-Nicolas du Chardonnet. Quant aux architectes, ils. semblent n'avoir pas connu son existence. (( Sans doute ils ne voulaient pas de moi, disait-il, parce qu'on prétend que je mets pas