I. Nous trouvons dans les journaux la note suivante
« — L’Echo du Nord annonce que le conseil municipal de Lille a fait inscrire cette ville pour une somme de 500 francs en tête de la souscription ouverte à Paris pour l’érection d’un monument à la mémoire de Corot.
« Lille veut ainsi réconnaitre la libéralité faite à son musée par le célèbre peintre. (Mai 1875.) ”
COROT
M'"" de X... (( Je ne sais quelle idée me passa par la tête, nous dit-il, sur cette offre subite au début de Texposition; la démarche de cet amateur me fit croire à un succès et me porta à un coup d^atidace. Je répondis, — aussi par télégramme, — « Tableau libre, prix 10,000 fr. » Quel style! Jamais pareille chose ne m^était arrivée. Au bout d^une heure, nouvelle dépêche annonçant que c’est chose dite, on acceptait avec bonheur! Je n’en revenais pas, et je crus que bien sûr j’avais dû oublier un zéro dans les chiffres. Pour éclaircir l’affaire, j’écrivis parla poste, cette fois en marquant le prix en toutes lettres. — Ça n’a pas fait un pli. » On sait quel généreux usage Corot faisait de sa fortune, mais toute question d’argent mise à part, au fond, il rendait heureux ses amis et lui-même en faisant [de la peinture à son gré, et en se contentant de travailler pour la soupe. C’est ainsi qu’il a exécuté des décorations chez Léon Fleury et chez Daubigny. Le premier avait une petite maison de campagne à Magny-les-Hameaux, entre Versailles et Chevreuse. Corot et A. Viollet-le-Duc s’y trouvant réunis un jour, eurent à subir un de