CHAPITRE QUATRIÈME
par Français, — vous pensez bien à quel propos, — et Chenavard y a mis un post-scriptum : (( Le plus grand honneur, c’est de s’ap- (( peler Corot ; cela dit tout, » Seulement c’était mieux tourné que ça. Les applaudissements n’ont pas manqué, je vous assure, et j’ai reçu la mission bien agréable de vous transmettre la chose et l’expression du souvenir et des sentiments de bonne amitié de tous ceux qui ont signé la présente.
(( Chenavard, P. de Musset, Français,
Matout, Leroy, A. Millet, Lan-
DELLE, BuSSON, HaNOTEAU, CaROLUS
Duran, a. Viollet-le-Duc, Dumesnil.
« Paris, 29 mai 1874. »
La réponse de Corot ne se fit pas attendre ; la voici :
« Coubron, ce 3 juin 1874.
« Mon cher Dumesnil, combien j’ai été sensible à votre amical souvenir : vous direz à tous les camarades et amis signataires, comme leurs sympathies flatteuses m’ont été chères;
COROT
et à Busson particulièrement^ qui m'a été fidèle jusqu'à la £n de l'opération.
(I Merci^ merci, cher monsieur et ami, de vos attentions charmantes.
« Tout à vous, C. Corot. »
L'impression que notre petit groupe a ressentie dans ces circonstances fut partagée également par beaucoup d'autres amis de Corot, et l'idée de lui donner une marque spéciale de sympathie s'est produite tout naturellement : — Hoc erat in votis, — Tel fut le germe d'un mouvement qui s'est étendu dans une partie notable du monde des artistes et des amateurs, afin d'offrir au grand paysagiste une médaille d'or en témoignage d'estime et d'amitié. Un comité, présidé par M. Marcotte, a organisé une souscription publique et mené à bien cette manifestation amicale.
Pendant que les choses allaient à souhait de ce côté, un grand chagrin venait frapper Corot au cœur et troubler toute sa vie dans ses sentiments et dans ses habitudes ; au mois d'octobre 1874, il perdit sa sœur auprès de