‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 67 sur 79 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

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lier et à gauche^ était la table au fameux tiroir. C^est là qu^il mettait en ordre a ses petites affaires » et qu^il inscrivait^ sur un livre spécial, ses invitations à dîner, les soirées de théâtre ou de concert, tout Femploi de son temps après le travail. Quand on voulait Favoir, il feuilletait le carnet et parfois il fallait parcourir un mois et plus, pour trouver une place libre. Le mobilier, des plus modestes, se composait de deux ou trois fauteuils et de quelques chaises 5 c’était tout, et vraiment il ne fallait pas autre chose à l’artiste toujours appliqué, à son esprit alerte et qui avait tant de ressources en luimême; d’ailleurs il n’avait besoin que de la nature, et au moyen de ses études, il « l’engageait à passer chez lui afin de pincer sa ressemblance le mieux possible ». 11 n’avait pas besoin d’y appeler sa muse, car, au dire de Français, elle était toujours avec lui, « dans sa poche, et il la consultait à tous moments, quand il voulait ^ ».

Nos souvenirs nous reporteront souvent dans ce milieu ou nous avons passé des heures

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