‹ Corot, souvenirs intimesChapitre 68 sur 79 · I. 28 mars 1870, causerie en sortant de chez Corot · texte numérisé non relu

I. 28 mars 1870, causerie en sortant de chez Corot

COROT

excellentes auprès du maître, vêtu de sa blouse de travail et la tête couverte d^un petit bonnet, en causant de toutes choses, tandis que sa main robuste, et qui semblait taillée pour de rudes travaux, tenait le pinceau léger et faisait éclore tant d^œuvres charmantes.

Il avait achevé les tableaux destinés au Salon de 1875 lorsqu'il cessa de venir à Tatelier; il ne manquait à ces belles toiles, où son talent se montre complet, que son nom; plus tard on les porta chez lui lorsquùl ne se levait plus, et il les a signées étant dans son lit. C^est la dernière fois quùl ait touché son pinceau, et après cet effort il dit : « Voilà tout ce que je puis faire! »

Le mal faisait des progrès rapides et amena une hydropisie, — comme il était arrivé pour Hamon, Tami que nous avons perdu Tannée dernière. — Le ii février la ponction fut pratiquée et il la supporta assez bien, sans trop de souffrance. Corot, à cette heure, n'avait plus d'illusion sur son état; il le voyait d'une façon très-nette et en parla à Français qu'il reçut pour la dernière fois, quelques jours avant de subir l'opération.

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