CHAPITRE QUATRIEME
de Coubron^ avec lequel il avait de bonnes relations^ qu^il désirait le voir. « Mon père est mort ainsi^ je veux faire comme mon père. » Ce sont là les termes dont il s^est servi; et on a fait ce qu’il désirait. Nous n’avons aucun commentaire, aucune interprétation à ajouter, surtout après le fâcheux résultat d’un incident regrettable qui s’est produit à cette occasion et dont on trouvera ci-après le récit. Nous croyons que les choses de la conscience doivent être absolument respectées.
Ce qu’on peut affirmer, c’est que dans le cours de toute sa vie honnête, Corot a eu le culte du bien en même temps que du beau. Selon le précepte de l’Évangile, il a été bon, doux, charitable, que faut-il de plus? Les formules n’ont que des valeurs relatives, la sagesse est le but et Socrate un exemple. Il aimait les symboles poétiques dans lesquels les anciens avaient écrit leurs idées et leurs croyances, et nous l’avons vu, dans cette pensée, rendre hommage aux dieux amis des arts que vénérait la Grèce. Une fois, a le treizième jour du mois qui fut dans Rome celui des grandes Ides d’avril, il prit part, avec nos camarades, à l’inaugura-
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COROT
tion de la tête antique de Jupiter Philios, protecteur de Famitié... le père de la profonde et ingénieuse Minerve, de la riante Vénus, d'Apollon et des adorables Muses ; qui fut le dieu tolérant, vénéré de Pythagore et de Phidias autant que d^Homère et d^Orphée.
« Une invocation éloquente fut prononcée par un des arrière -enfants de ceux qui lui élevèrent des temples, et, pendant ce temps, deux flambeaux étaient tenus auprès de IJimage vénérable, Fun porté par M. Barye, Fautre par Corot, Fauteur de la Danse des nymphes^ et de tant de belles compositions puisées aux sources abondantes du passé qui, de nos jours encore, alimentent le grand art ^ »
La scène que nous venons de rappeler était un acte de respect envers la tradition, et en quelque sorte un salut adressé par des artistes à leurs ancêtres, les civilisateurs par excellence. Corot était bien de leur race et du nombre des esprits élevés qui sont Fhonneur de l’humanité ; son rôle, dans un temps qui ne laisse