DIRECTEUR DES BEAUX-ARTS
U L^’année 1875 s^annonce comme Fune des plus néfastes qui aient passé sur notre école contemporaine. A quelques semaines de distance, voilà que nous perdons deux trèsgrands peintres, qui peuvent compter parmi les plus grands poètes de notre âge, de ceux qui par leurs œuvres ont élevé le plus haut nos cœurs. Tous deux, Corot et Millet, ont pénétré dans la nature avec je ne sais quelle émotion noble, religieuse, sincère, et tendrement naïve, avec cette simplicité dhnstinct qui est la première condition de la vraie grandeur. Pourquoi faut-il, hélas! messieurs, que la simplicité devienne si rare dans nos esprits tourmentés et rapetissés, que Thomme simple.