‹ Corps et biensChapitre 86 sur 96 · Byron : poète romantique anglais · texte numérisé non relu

Byron : poète romantique anglais

DE SILEX ET DE FEU

Mais le lord alors sans mot dire Marcha vers l’insulte et les rires

Marcha vers l’insulte et les rires Le lord aux yeux lourds d’océans Devant lui reculaient les sbires Les toreros les paysans

Il arriva devant les femmes

Les Pepitas aux lourdes mammes.

Les Pepitas aux lourdes mammes Les gitanes aux noirs cheveux Les chanteuses les grandes dames Devant lui baissèrent les yeux Parvint devant les demoiselles Bravo Toro! dit la plus belle

Bravo Toro! dit la plus belle Voici mon cœur voici mon corps Et voici mon amour fidèle

Mes baisers et mes boucles d’or Byron fut aimé par deux folles Fut aimé par deux espagnoles

Est-ce bien toi que je nommais la ténébreuse

avec tes grands flambeaux brûlant au pied des monts Avec tes rues et tes parvis et fabuleuse

La dame de minuit l’amoureuse sans nom

Son corps qu’eût dessiné en reliant des étoiles

Sur la carte du ciel dans les constellations

Un astronome de jadis, son corps sans voile

Est de ceux pour lesquels s’affrontaient les nations

Dans les vergers du ciel faisant sa promenade

Aux arbres sidéraux elle cueille les fruits

Tandis que les soleils dressés en colonnades

Sous leurs piliers de feu la voient marcher sans bruit

Et le ciel à son tour relégué dans les fables Retrouve l’océan que je nie à jamais

Les lunes en cristal s’échoueront sur le sable Où git l’épave avec ses morts et ses agrès!

La peste les marins les étoiles les flots

Les récifs et le bateau fantôme et la peste

La voie lactée et les yeux miteux des hublots S’enliseront avec les statues au beau geste

Quelle nuit en effet valut nos yeux fermés Quand visitant les jardins d’or de nos prunelles Nous écoutions monter l’océan alarmé

Le flux de notre sang battant pour les cruelles

1. Agrès : ici, terme de marine vieilli, désignant le gréement d’un bateau.

Le poème à Florence

Léwe A): HE AT ”

BA gi DCE PE NAIL if ie

joues A D nisiess han 7 ;

Pb LU de ANNE

Fe AS

st : U” . PL Ne

ONE FACTR Elo sr Far Ave nl DL APTE

Yé S

1e AT CRE DD} PTE Five C TO cp (2 Na Prapre re N on "+ or FT (NT f PRE ” < Lt

, RU à eu D ere cours

À CNE SSTA ES & NEA l'AC AC nr 7 Lit a Le f

en Las mn Du

LA y ee d ñ Fa | 2 né à DES * : À TU 4 | (I | a à nr n NE l F. DOTE RES TU mat Ha AE mt |

Comme un aveugle s’en allant vers les frontières Dans les bruits de la ville assaillie par le soir Appuie obstinément aux vitres des portières

Ses yeux qui ne voient pas vers l’aile des mouchoirs

Comme ce rail brillant dans l’ombre sous les arbres Comme un reflet d’éclair dans les yeux des amants Comme un couteau brisé sur un sexe de marbre Comme un législateur parlant à des déments

Une flamme a jailli pour perpétuer Florence

Non pas celle qui haute au détour d’un chemin Porta jusqu’à la lune un appel de souffrance

Mais celle qui flambait au bûcher quand les mains

dressées comme cinq branches d’une étoile opaque attestaient que demain surgirait d’aujourd’hui

Mais celle qui flambait au chemin de saint Jacques’ Quand la déesse nue vers le nadir a fui

Page 1