‹ Corps et biensChapitre 88 sur 96 · LE POÈME À FLORENCE · texte numérisé non relu

LE POÈME À FLORENCE

Voici venir les jours où les œuvres sont vaines où nul bientôt ne comprendra ces mots écrits Mais je bois goulûment les larmes de nos peines quitte à briser mon verre à l’écho de tes cris

Je bois joyeusement faisant claquer ma langue

le vin tonique et mâle et j’invite au festin

Tous ceux-là que j’aimai. Ayant brisé leur cangue qu’ils viennent partager mon rêve et mon butin

Buvons joyeusement! chantons jusqu’à l’ivresse! nos mains ensanglantées aux tessons des bouteilles Demain ne pourront plus étreindre nos maîtresses. Les verrous sont poussés au pays des merveilles.

4 novembre 1929

Page 1