LE POÈME À FLORENCE
Voici venir les jours où les œuvres sont vaines où nul bientôt ne comprendra ces mots écrits Mais je bois goulûment les larmes de nos peines quitte à briser mon verre à l’écho de tes cris
Je bois joyeusement faisant claquer ma langue
le vin tonique et mâle et j’invite au festin
Tous ceux-là que j’aimai. Ayant brisé leur cangue qu’ils viennent partager mon rêve et mon butin
Buvons joyeusement! chantons jusqu’à l’ivresse! nos mains ensanglantées aux tessons des bouteilles Demain ne pourront plus étreindre nos maîtresses. Les verrous sont poussés au pays des merveilles.
4 novembre 1929