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on la retrouve épaissie, irritée, perforée même plus ou moins largement.
Dès lors, le corps étranger pourra cheminer vers la caisse, y pénétrer et s'arrêter dans une de ses parties, déterminant de graves désordres toujours du même ordre.
On verra dans ces cas l’inflammation de la muqueuse de la caisse, les lésions de l’otite moyenne propagée ou non à l’apophvyse mastoïde.
Les parois osseuses pourront,elles aussi, être intéressées et avec elles les organes qu'ils traversent. Le promontoire peut être dénudé. Il se forme des séquestres qui seront entraînés au dehors avec le corps étranger lui-même par l'écoulement purulent.
L'observation de Sabatier est à ce point de vue particulièrement intéressante, car elle montre à la fois les lésions qui peuvent se produire et la gravité parfois extrême deces accidents qui peuvent comme on va le voir entrainer la mort.
Il s'agissait d’une boulette de papier introduite dans l'oreille. On était incertain qu’elle y fut entrée. On fit des recherches si peu méthodiques que la boulette fut enfoncée très avant. On crut qu’elle avait seulement frappé l’oreille sans y pénétrer.
Le malade continua à jouir d’une bonne santé pendant quelques mois. Au bout de ce temps il fut attaqué d’une fièvre maligne accompagnée de douleurs violentes de tête. 11 mourut le dix-septième ou le dix-huitième jour.
A l'ouverture de la tête, on remarqua que la partie du cerveau qui repose sur la face supérieure du rocher du côté gauche avait contracté une adhérence intime avec la
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dure mère. Il y avait au niveau de cette adhérence unabcès de peu d’étendue dont le pus tombait « dans la caisse du tambour par une ouverture qui s'était faite par l'os des tempes ». La boule de papier était dans cette cavité et y avait pénétré après avoir détruit le tympan. Elle était couverte de pus. |
Cette observation montre bien la possibilité de la carie osseuse, et des phénomènes d’infection méningée qui sont à redouter dans ce cas. |
Il est également facile de comprendre que les corps étrangers passant par une destruction osseuse dans l’antre pétreux pourront déterminer des phlébites du sinus latéral dont la gravité est bien connue.
Ainsi donc, ces renseignements anatomo-pathologiques nous montrent combien les lésions peuvent être étendues. Elles démontrent en outre que les corps les moins dangereux en apparence. peuvent entrainer les plus graves déscrdres aussi bien que les autres.
Quant au siège du corps étranger il peut être très variable, mais on retiendra cependant que les enfants ne s’introduisent pas profondément les objets qu'ils portent dans leur conduit. C’est presque toujours par des tentatives d’extraction malheureuses que le corps est introduit plus profondément au fond du conduit, dans la caisse à travers la membrane tympanique rompue. Là il peut s'arrêter dans la caisse même, ou bien s’enclaver pour ainsi dire, comme nous l'avons une fois constaté, dans la partie supérieure de la caisse dite attique ou coupole.
Nous avons déjà dit que Toynbee a trouvé des corps étrangers passés du conduit dans l’antre et dans les cel-
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