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ment aux mouvements de contraction et de dilatation du ventricule et de l’oreillette gauches. Ortega Franco (obs. 60 : balle dans la paroi antérieure du ventricule gauche), note, lui aussi, un « mouvement basculant isochrone avec le « battement ventriculaire ». Demars [78] parle encore de mouvements de « {orsion de droite à gauche », de « reptation », de « trémulation », Robineau [258] de mouvements «en zigzag »; Tecon (obs. 73) observe des mouvements synchrones aux contractions du myocarde, s’exerçant « de haut en bas et de droite à gauche... donnant l’impression d’une forsion légère » autour d’un axe obliquement dirigé. Le Fort enfin [191] aurait observé une fois, à l’occasion d’un projectile pariétal, un « mouvement de frépi- « dation rapide, inconstant, se produisant par intervalles « entre deux systoles ».
Tous ces mouvements pulsatiles sont directement liés à la contraction du cœur qu’ils permettent d’enregistrer, le projectile faisant véritablement « corps avec le muscle « cardiaque» (obs. 29). S'ils correspondent typiquement à des projectiles pariétaux, ils peuvent néanmoins s’observer en cas de corps étrangers juxla-cardiaques plus ou moins adhérents au myocarde, de projectiles intra-cavitau'es fixes, et même intra-péricardiques (?) ou intra-pulmonaires.
On peut en particulier observer des mouvements analogues lorsque le projectile est tout entier dans le poumon, même très loin du cœur ; Robineau [258] attribue cette pulsatilité à l’afflux sanguin qui se produit dans le poumon à la systole. Ces mouvements seraient alors, pour lui, « simples, consistant en un déplacement rythmique de « faible amplitude ; il semble que le projectile soit soulevé « par une onde artérielle ». Si au contraire le corps étranger était vraiment intra-cardiaque, ses mouvements auraient
(1) Freund et Caspersohn [120].
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une « grande amplitude » et seraient « brusques et rapides, « donnant l’impression de la contraction vive du muscle « cardiaque ». Le Fort [191], conteste la valeur absolue d’une telle distinction : «il ne faut pas, dit-il, compter sur « la nature et l’étendue des mouvements communiqués « par le cœur au projectile pour savoir s’il est ou non dans « la paroi cardiaque, dans le péricarde, ou même en dehors « de lui; un projectile situé en dehors du péricarde peut « être animé de tous les mêmes mouvements qu’un projec- « tile situé dans la paroi cardiaque ». La confrontation de nos observations nous amène à une conclusion identique à celle de Le Fort. C’est également celle d’Ombrédanne et Ledoux-Lebard [228] qui résument ainsi le problème : « même dans l’apnée, beaucoup. de projectiles éhoraciques, « pulmonaires ou médiastinaux,— au voisinage de la ligne « médiane surtout —, restent d’une localisation très diffi- « cile en raison de la pulsatilité qui leur est transmise par « les battements du cœur et de l’aorte... La même pul- « satilité s’observe souvent pour les ganglions trachéo- « bronchiques et pour diverses calcifications intra-pulmo- « naires ».
La constatation d’un mouvement pulsatile aura donc surtout de la valeur pour localiser un projectile dans telle ou telle partie du cœur (région ventriculaire ou auriculaire : localisation « {opographique »), bien plus que pour préciser sa situation «en épaisseur » (péricardique, juxta-cardiaque, pariétale ou cavitaire).