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est bien dans le myocarde et non dans le péricarde. » En toutes positions l’ombre de la balle reste incluse dans celle du cœur. En O.A.D., elle bat nettement avec le ventricule droit. — Conclusion: «balle de revolver incluse dans la paroi antérieure du ventricule droit ».
b) Paroi postérieure.
Ogs. 32. — Le Fort (2€ cas). Balle allemande dans la partie postérieure du ventricule droit. Symphyse cardiaque. Extraction du projectile par voie trans-pleurale large (volet costal amélioré). Guérison.
Le Fort [184], p. 646-647 et [187], p. 377-380. — Ce cas est rapporté par Demars [ 78] (12€ obs. en partie inédite).
Ex. radiologique : « Balle qui, dans toutes les positions, se projette sur l’ombre cardiaque ; pourtant, en position exactement transversale, elle paraît appliquée à la face postérieure du cœur. Pendant la moitié du temps respiratoire, et en projection antéropostérieure, elle disparaît complètement derrière le diaphragme dont elle suit incomplètement les mouvements ; elle est orientée pointe en haut, culot en bas. Dans linspiration profonde, on arrive à apercevoir la base de la balle qui dépasse le muscle de 1 centimètre. Elle est agitée dans sa totalité d’un mouvement de grande amplitude, isochrone au pouls. L’examen fait avec le tube de Faucher opaque, la montre nettement en avant de l’œsophage (à 20 mm. environ) ». En projection antéro-postérieure, elle se confond avec le tube. Profondeur = 8 à 9 centimètres.
Os. 33. — Duvergey (2° cas). Extraction avec succès d’une balle intra-cardiaque située dans l'épaisseur de la paroi postérieure du ventricule droit.
Duvergey [ 94], p. 216-220 (obs. IX), [ 95], [981]. — Ce cas est
analysé par Dumont in : Journ. de Chir., t. XVI, 1920, p. 320- 321 (cas 2).
Radioscopie (Dufour): «Balle de fusil située tout à fait à la partie postérieure de l’ombre cardiaque », animée de :
19 mouvements d’élévation et d’abaissement synchrones à ceux du diaphragme ;
20 mouvements systoliques («mouvements de tangage »), très nets en apnée et qui, en O. P. D., en O. P. G. et en transverse, décrivent un mouvement ondulatoire, la pointe (de la balle) s’abaissant quand la base s’élève et inversement, «comme si le projectile enregistrait la contraction musculaire ».
Profondeur — 80 millimètres.
Diagnostic : «Balle située dans l’épaisseur de la paroi du ventricule droit, dans la région où cette dernière repose sur le diaphragme. »
Os. 34. — Duvergey (3° cas). Extraction avec succès d'un éclat d'obus intra-cardiaque de la paroi postérieure du ventricule droit.
Duvergey [94], p. 222 [97], [98 1. — Ce cas est analysé par Dumont in : Journ. de Chir., t. XVI, 1920, p. 321 (cas 3).
Radioscopie (Dufour) : augmentation du volume du ventricule gauche et surtout du cœur droit, rappelant l'aspect du cœur dans l'insuffisance mitrale. « Petit éclat d’obus de la grosseur d’un petit haricot, situé probablement dans l'épaisseur de la paroi inférieure du ventricule droit, à peu près à égale distance de la pointe du cœur et du sillon auriculo-ventriculaire. » Il est animé de «mouvements complexes d’ondulation et de projection analogues à ceux qui ont été précédemment décrits dans nos publications » (cf. obs. 33 et 56).
c) Bord droit.
Os. 35. — Chauvel et Loiseleur. Plaie du cœur par balle. Projectile enkysté dans le bord droit du cœur. Extraction sous rayons. Guérison.
Chauvel et Loiseleur [ 42] et [ 48].
Une première radioscopie montre un projectile intra-pulmonaire,
mais un deuxième examen (Loiseleur), précise qu’il s’agit d’une « balle de fusil se projetant dans le 5 espace intercostal gauche
parallèlement à cet espace, la pointe de la balle dirigée vers le sternum qu’elle affleure, repérée à 6 cm. 5 de profondeur et enkystée dans le bord droit du cœur ».
O8s. 36. — Hartmann. Balle de mitrailleuse dans la paroi du cœur.
Hartmann | 143].
Ex. radiologique : projectile au contact de la coupole diaphragmatique, à grand axe horizontal, à droite de la pointe du cœur et suivant tous ses mouvements.
Os. 37. — Rouvillois. Plaie ancienne du cœur par balle de fusil incluse dans la paroi du ventricule droit. Extraction du projectile par thoraco-laparotomie médiane. Guérison. Présentation du malade.
Rouvillois [ 264].
Examen radiologique (plus de 4 ans après la blessure): découverte d’une «balle se projetant sur le bord gauche de la colonne « vertébrale, immédiatement au-dessus du diaphragme. Cette « balle, repérée à 5 centimètres de profondeur environ de la paroi « antérieure du thorax, est animée d’un mouvement pendulaire, « de droite à gauche, synchrone aux mouvements du cœur, mais « ne participe pas à l'expansion ventriculaire ». — En transverse, « le projectile affleure le bord inférieur du cœur et lorsqu'on fait « pencher le blessé en avant, la pointe de la balle sort légèrement « de l’ombre cardiaque et pique en bas, comme entraînée par la « pesanteur ». — Conclusion: projectile « dans le voisinage immé- « diat du cœur et vraisermblablement dans le péricarde ».
Ons. 38. — Ferrabouc et Trial. Corps étranger du myocarde (paroi V. D.).
Ferrabouc et Trial [ 108]. — Ce cas est rapporté par Lecène et Leriche [ 173] et [ 174] p. 254.
Ex. radiologique (Trial) : aspect du « cœur d’obèse ». Corps étranger métallique « visible en projection de l’ombre du ventricule droit, à 1 travers de doigt à gauche de la 10€ vertèbre dorsale. Il répond également, en respiration tranquille, à la partie supéro-interne de l’ombre de l’hémi-diaphragme gauche, mais il se dégage de celle-ci en inspiration forcée, en s’abaissant légèrement avec l’ensemble de l’ombre du cœur ». Il est animé de « pulsations à direction sensiblement verticale, d’une amplitude dépassant le demi-centimètre et synchrones aux pulsations radiales ». Il est situé dans un plan frontal, indissociable de l’ombre cardiaque en toutes positions, et présente les mêmes rapports avec le cœur, quelle que soit la position de la malade. — Conclusion : projectile dans la paroi du ventricule droit, à sa partie inférieure.
d) Siège non précisé.
Os. 39. — Podrez. Balle de revolver dans le ventricule droit ; tentative d'extraction ; guérison apparente.
Podrez [ 240 ] p. 653-659. — Ce cas est rapporté par Guibal[ 136] p. 628-629,
Radioscopie (Obolensky) : à l'éclairage postérieur, le corps étranger, long de 1 centimètre, se projette au bord supérieur de la 5e côte, à 2 cm. 1/2 du bord gauche du sternum et à 2 centimètres du mamelon gauche. Il correspond « à peu près au milieu de la moitié inférieure du ventricule droit ». A l'éclairage antérieur, l'ombre de la balle est très agrandie et de contours plus diffus. — Conclusion : le corps étranger «est situé plus près de la paroi antérieure de la poitrine que de la paroi postérieure ». — Il présente des mouvements synchrones aux contractions rythmiques du cœur. L'auteur estime que la balle n’est sûrement pas dans la paroi antérieure du ventricule droit « car, ni la palpation directe du cœur, ni l’exploration, avec une aiguille, du trajet de la blessure, ne l'ont décelée. — Donc, ou elle se trouve dans la paroi postérieure du ventricule droit, après avoir traversé sa cavité, ou elle se trouve dans la cavité même du ventricule, où elle ne fut pas rencontrée par l’aiguille ».
O8s. 40. — Finzi. Balle dans la paroi du ventricule droit. Finzi [ 110].
Un 1% examen radiologique demeure négatif ; un 2°, quelques. semaines plus tard, découvre la balle dans la région du cœur, battant synchroniquement avec lui.
5 semaines après la blessure :
Un cliché au 1/10 de seconde, avec écran renforçateur, ne donne pas un résultat absolument satisfaisant, le projectile ayant eu le temps de se déplacer pendant la pose : il est en effet animé de mouvements très rapides et amples ; l’ensemble du mouvement se déroule en 1/4 de seconde sur une étendue de 3/4 de pouce; en outre il existe un hémopéricarde important. — En transverse, l'amplitude du mouvement est de 2 pouces.
26 mars 1915 (4 mois 1/2 après la blessure) :
Un nouvel examen radiologique, facilité par la résorption de l’épanchement péricardique, montre la balle « soit incluse dans la paroi du ventricule droit, soit à son contact ». Elle bat synchroniquement avec le cœur. — Une pose d’1/10 de seconde, pendant la systole, donne une image floue ; une pose correspondante, pendant la diastole, est plus nette (projection postéro-antérieure). — Un cliché en transverse montre Ja balle sous sa plus grande dimension : elle est très déformée.
Ogs. 41. — Swearingen. Un cas de balle dans le cœur, avec guérison.
Swearingen [ 228]. — Ce cas fut présenté à l'American Roœntgen-Ray Society en 1921.
Une radioscopie montre : en frontale, un corps étranger à l’intérieur de l'ombre cardiaque, environ à mi-distance entre les deux bords du cœur et à environ 2 centimètres au-dessous du plus grand diamètre du cœur. Il est animé d’un « mouvement oblique avec chaque battement du cœur ». — En toutes positions, l'ombre du projectile reste à l’intérieur de celle du cœur. — En transverse, la balle est située environ à « 1 centimètre en avant de l’axe médian du cœur ».
Des radiographies son: prises dans ces diverses positions à l’aide d'écrans renforçateurs.
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Septembre 1919 (7 mois après la blessure), les signes radiologiques n’ont pas varié. :
Ons. 42. — Steckbaüer. Un cas de balle dans le cœur. Steckbaüer [284].
L'examen radioscopique montre de nombreux petits fragments de plomb dans la fosse iliaque, et la balle « sur la ligne médiane, « au niveau de la 10€ vertèbre thoracique, battant synchronique- « ment avec le cœur ». Donc : balle soit dans le muscle cardiaque, soit logée entre le cœur et le diaphragme.
9 mois plus tard : examen radiologique (Lex Mc Cutcheon) : présence d’un « corps opaque, probablement une balle de fusil de « calibre 0,22, à 1 pouce à gauche de la ligne médiane, et battant « synchroniquement avec le cœur ». Le projectile est localisé « au- « dessus du diaphragme dans le muscle cardiaque » (probablement le ventricule droit, d’après les clichés produits par l’auteur. — Note personnelle).
Os. 43. — Héger. Plaie du cœur par balle de revolver. Tolérance du myocarde.
Héger [ 144].
Une radioscopie montre la «balle suivant les mouvements de translation du cœur, et fixée dans le muscle cardiaque ».
3° Projectiles pariéto-cavitaires.
O8s. 44. — Glaser et Kaestle. Projectile d'infanterie français dans le cœur d’un blessé de guerre.
Glaser et Kaestle [ 130].
Ex. radiologique sous incidences et positions diverses : en frontale, on découvre un projectile intra-cardiaque, à la partie droite de l'ombre cardiaque : la pointe de la balle est orientée vers le haut. Ce corps étranger est animé de mouvements synchrones à ceux du bord droit du cœur, plus marqués au niveau de la base du
projectile. Sous toutes incidences l’ombre de la balle reste dans celle du cœur. Pas de mouvements tourbillonnaires. — Conclusion : projectile dans la partie droite de l’ombre cardiaque, « sa grande partie étant dans la paroi du ventricule droit, avec laquelle il bat synchroniquement ».
Oss. 45. — Bichat. Eclat d’obus du ventricule droit. Extractirn. Bichat [ 20].
Radioscopie (Réchou) : corps étranger dans la partie gauche du thorax, à la limite externe et inférieure de l’ombre du péricarde et du cœur. Il suit les mouvements du cœur et de la respiration. Profondeur : 36 millimètres. Des examens ultérieurs le localisent dans le péricarde.
O8s. 46. — Fredet. Extraction d’un fragment d’obus logé dans la paroi antérieure du ventricule droit. Guérison.
Fredet [ 117] et [ 1181.
Ex. radiologique (Engel) : présence 10 d’un éclat insignifiant inc,us dans le poumon gauche et 20 d’un éclat gros comme un pois, suivant tous les mouvements transversaux du cœur, logé dans la paroi antérieure du ventricule droit, à 2 travers de doigts de la pointe.
Localisation (Digne) : « Eclat du volume d’un pois, nettement pulsatile, à la base de l’hémithorax gauche, légèrement à gauche de la ligne médiane, intra-cardiaque, situé dans le ventricule droit, et vraisemblablement accolé à sa paroi antérieure plus près du contour inférieur que du diamètre longitudinal de l’image car-
diaque. »
Oss. 47. — Barbier et Goujon. Extraction d'un projectile situé dans la paroi du cœur, par thoraco-laparotomie médiane.
Barbier et Goujon [6].
Ex. radiologique : ombre cardiaque globalement augmentée. Le projectile présente :
1° des oscillations verticales dépendant des mouvements respiratoires ;
2° des oscillations transversales dépendant du cœur.
Profondeur : 55 millimètres, dans le 5e espace intercostal, à 10 millimètres du bord gauche du sternum.
Diagnostic : « Projectile intra-cardiaque fixe ou pariéto-cardiaque. » | |
Oss. 48. — Sussini. Balle de revolver incluse dans l'épaisseur du bord droit du cœur. Extraction. Guérison.
Sussini [ 287 ].
L’eramen radiologique montre :
1° une « balle dans la région du cœur », sans qu'aucune autre précision puisse être obtenue; 2° un hémopéricarde évident ; 3° un hémothorax droit abondant.
17 septembre 2e radioscopie (Orfila) : diminution de l’hémothorax. La balle est animée de mouvements synchrones à la respiration et aux battements du cœur. En frontale, elle se projette sur la paroi antérieure du thorax à l’union du 1/3 interne et des 2/3 externes d’une ligne unissant la base de la xiphoïde au mamelon gauche. En transverse, elle apparait plus près de la paroi antériéure. En déplaçant le sujet devant l’ampoule, on trouve une position où l’ombre de la balle se dégage momentanément de celle du cœur. — Conclusion : balle incluse dans le péricarde, au voisinage de son insertion diaphragmatique, en contact avec la portion horizontale du bord droit du cœur.
22 septembre, 3e radioscopie (Eduardo Lanari) : mêmes constatations.
Des radiographies sont prises à l’Instituto de Fisioterapia de la Facultad de Buenos-Aires,
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