‹ Corps étrangers permanents du cœurChapitre 49 sur 57 · LEUR TÊTE · texte numérisé non relu

LEUR TÊTE

zontale. Cette coupe a été faite au niveau qu’occupait la balle sur le cœur du blessé. Nous avons exécuté ensuite un décalque de cette surface de section du cœur de cadavre, avec les contours des cavités du ventricule droit et du ventricule gauche et la cloison inter-ventriculaire. Sur le décalque de cette section, nous avons reporté les distances mesurées sur les schémas, après les avoir réduites aux dimensions du cœur de cadavre. Avec deux schémas nous avons pu effectuer la localisation ; le troisième nous a servi de moyen de contrôle. Leurs indications concordantes nous ont permis d'établir, avec autant de précision anatomique qu’il nous paraît possible dans un cas aussi difficile, que le projectile occupe dans le cœur la position : ... base encastrée dans la partie inférieure ét gauche de la cloison interventriculaire. La moitié du corps et la pointe semblent faire saillie dans la partie inférieure étroite du ventricule gauche. »

O8s. 55. — Slesinger. Anévrysme artéro-veineux avec balle incluse dans le muscle cardiaque.

Slesinger [ 279 ].

L'examen radiologique montre une balle incluse dans le cœur, probablement dans le septum inter-ventriculaire.

3° Projectiles pariétaux.

a) Paroi antérieure.

O8s. 56. — Duvergey (1®7 cas). Balle intra-cardiaque extraite avec succès sous le contrôle radioscopique.

Duvergey [ 92], [94], p. 213-216 (obs. VIII) et [ 98]. — Ce cas est analysé par Dumont in : Journ. de Chur., t. XVI, 1920, p. 320 (cas 1).

Radioscopie (Dufour) : de face, la balle est située au niveau du ventricule gauche ; de profil, elle paraît immédiatement au contact de la face antérieure du cœur. Elle est animée de mouvements rapides et complexes qui peuvent se décomposer en :

19 mouvements de « tangage », allant de la base à la pointe du projectile et inversement ;

2° mouvements de projection vers la face antérieure du thorax à la fin de la contraction ventriculaire.

« En somme (Duvergey), l'examen radioscopique permettait de conclure (la conclusion était erronée), que la balle était extracardiaque. »

Os. 57. — Gaudier (17 cas). Plaie du cœur par balle restée fixée dans l'épaisseur du ventricule gauche. Absence presque complète de réaction cardiaque. Intervention opératoire trois mois

après. Guérison.

Gaudier [126].

Ex. radioscopique (Legras) : balle fichée transversalement au niveau de la pointe du cœur, parallèlement au diaphragme, suivant exactement les mouvements du ventricule gauche, animée d’une sorte de mouvement de renversement : celui-ci est absolument indépendant de ceux du diaphragme. — Localisation : la balle est à 57 millimètres de la paroi antérieure du thorax, à 15 milimètres au-dessus du point le plus déclive du cœur.

Os. 58. — Rastouil (22 cas). Extraction sans incidents el suivie de guérison d’un projectile situé dans la paroi et à la base du ventricule gauche.

Rastouil [ 249 ].

La radioscopie montre un « éclat métallique situé à la base du

ventricule gauche et animé de mouvements synchrones à la systole et à la diastole ventriculaires ».

Ozs. 59. — Pommé, Fournié et Raymond. Eclat d’obus vraisemblablement inclus dans le myocarde.

Pommé, Fournié, Raymond [ 248 ].

L'examen radiologique montre, en 1935, 20 ans après la blessure :

un éclat métallique se projetant au milieu de l'opacité de la silhouette cardiaque en position frontale, un peu au-dessous de la

partie inférieure de l'arc moyen... animé de battements synchrones aux pulsations du cœur. Dans les incidences obliques.. il est inclus superficiellement au niveau de la face antérieure de l’organe. Sa mobilité est exactement égale à celle du muscle cardiaque ». — Conclusion : le projectile apparaît « comme inclus dans le myocarde, à 2 centimètres au-dessus et en dedans du point G, à la base du ventricule gauche ».

Le cœur est normal sur l’orthodiagramme.

Ogs. 60. — Calandre. Projectile intra-cardiaque. bien toléré.

Calandre [ 35].

Plusieurs examens radiologiques successifs (Ortega Franco), ont abouti au diagnostic de « balle de fusil encastrée dans la masse musculaire du cœur. En position frontale, elle apparaît située dans la masse ventriculaire, un peu au-dessous de l'oreillette gauche. La pointe ou ogive de la balle est dirigée vers la gauche, près du bord de l’ombre ventriculaire. Le projectile est animé d’un mouvement basculant isochrone avec le battement ventriculaire. L'image ne se déplace pas avec les mouvements respiratoires. Si on fait tourner le patient et si on l’observe dans les différentes positions, on vérifie que le projectile reste toujours dans l’ombre du cœur, quelle que soit la position soumise à l’observation. Dans la position O. A. D., on voit le projectile à la hauteur de la partie supérieure de la masse ventriculaire et plus proche de la paroi antérieure du cœur que de la paroi postérieure. Dans la position O. A. G., le projectile occupe le centre de l’ombre cardiaque ». — Conclusion : « projectile dans l’épaisseur de la paroi ventriculaire gauche, un peu au-dessous de la cloison auriculo-ventriculaire ».

b) Paroi postérieure.

Os. 61. — Schütze (17 cas). Eclat de grenade dans la paroi du ventricule gauche et bien toléré.

Schütze [ 271 ] et Paul Delbet [71], p. 561.

Eclat de grenade localisé, à la radiographie, dans la paroi posté-

rieure du ventricule gauche : il ne cause aucun trouble et est laissé en place.

Ogs. 62. — Pierre Delbet. Projectile logé dans la paroi postérieure. : du cœur.

Pierre Delbet [ 74].

Ex. radiologique (Contremoulins) : la balle, invisible dans les positions obliques, est située « à gauche du sternum, au niveau de la paroi postérieure du cœur et entraînée par ses battements ». Aucune autre précision n’a pu être obtenue.

Ogs. 63. — Derache (1r cas). Balle enkystée dans la paroi postérieure du ventricule gauche, derrière la pointe.

Derache [79], p. 1759-1762.

Er. radioscopique (Couturier) : balle située à la face postérieure du cœur, au niveau de Ja 5e côte, en dedans du mamelon, suivant tous les mouvements du cœur mais non ceux de la respiration.

“Elle est orientée pointe en haut et en dehors, culot à hauteur de la pointe du cœur, derrière celle-ci. Localisation au radiobathymètre de Ledoux-Lebard = 6 centimètres, au compas de Hirz — 11 centimètres.

Ogs. 64. — Derache (2€ cas). Eclat d’obus logé dans la paror postérieure du ventricule gauche, sous le sillon auriculo-ventricu-

laire.

Derache [79], p. 1762-1765.

Ex. radiologique : éclat intra-thoracique à 8 em. 5 de profondeur, sous le 5° espace intercostal, vers le bord sternal gauche,

suivant les mouvements du cœur.

Os. 65. — Mintz. Blessure par projectile du nœud de His-Tawara. Mintz [217]. — Ce cas est analysé par Sénèque in : Journ. de Chir., t. XVIII, 1921, p. 276-277.

Radiographie : décèle le projectile dans la paroi postérieure du ventricule gauche, à la limite auriculo-ventriculaire. 11 se projette

PES CERN A RP

à la face antérieure du 32 espace intercoscal gauche, à 2 centimètres du bord sternal.

Ogs. 66. — Schmidt-Weyland. Dissociation auriculo-ventriculaire complète après blessure par balle remontant à 36 ans.

Schmidt-Weyland [ 270]. — Ce cas est analysé par Gueullette in : Journ. de Chir., t. XL, n° 5, nov. 1932, p. 738-739,

Ex. radiologique : cœur et aorte sensiblement normaux. Dans l'ombre cardiaque, à 5 centimètres environ à gauche de la ligne médiane, on aperçoit le corps étranger (1 cm. X 3/4 cm.), suivant tous les mouvements du cœur, restant inclus dans son ombre sous toutes les incidences. En transverse, « l’ombre (du projectile) se situe dans la paroi postérieure du cœur ».

Ogs. 67. — Burgess. Extraction d’une balle de la paroi postérieure du ventricule gauche du cœur.

Burgess [ 34].

Ex. radiologique : balle située dans le médiastin postérieur, presque sur la ligne médiane paraissant « adhérer à la paroi postérieure du péricarde ».

2e examen radiologique : le projectile paraît « en dedans du péricarde et en dehors du cœur », animé d’un « mouvement circulaire rapide ». Plusieurs radiographies sont prises, sans résultats vu la mobilité du corps étranger.

Oss. 68. — Ugon. Balle de revolver dans la paroi postérieure du ventricule gauche. Extraction. Guérison.

Ugon [308] et [ 304).

L'examen radiologique établit l’enclavement de la balle dans la paroi postérieure du ventricule gauche.

Tree

c) Bord gauche.

-«O8s. 69. — Bonneau. Extraction d'un projectile intra-cardiaque. Bonneau [28].

Ex. radioscopique montrant un éclat métallique, « intra-pulmonaire, contre la partie moyenne du bord gauche du ventricule gauche, animé de battements synchrones aux battements du cœur ». Dimensions — 2 centimètres X 4 millimètres.

Trois semaines plus tard : l’état général est suffisamment rétabli pour permettre une intervention. On la fait précéder d’un 2e examen radiologique (Brabant), qui localise le projectile à 5 centimètres de profondeur d’un point situé dans le 32 espace intercostal gauche, à 2 travers de doigts du sternum. Son ombre se confond, dans la plupart des positions, avec l’ombre du cœur, cependant « dans une position donnée, l’ombre du projectile se détache nettement et indiscutablement de l'ombre cardiaque ». « Le diagnostic de projectile extra-cardiaque, quoiqu'il en soit au contact du cœur, semble donc pouvoir être posé. » L'intervention prouva l’erreur de cette localisation.

d) Région de la pointe.

Os. 70. — Escande et Brocq (2° cas). Petit éclat d’obus inclus dans la pointe du cœur et bien toléré.

Escande et Brocq [104].

Radioscopie (Ribaut) : « dans l’examen antérieur... à 3 centimètres environ de l’extrême pointe (du cœur), à égale distance du bord gauche et du bord inférieur de l’ombre cardio-péricardique.… petit éclat d’obus.. qui se déplace à chaque systole et revient à son point de départ pendant la diastole.… Les deux points les plus éloignés de sa course sont distants. de 1 centimètre à 1 cm. 1/2. »

L'ombre de l'éclat ne quitte celle du cœur sous aucune incidence.

Localisation anatomique par la méthode personnelle des auteurs (cf. obs. 54) : projectile situé « dans la paroi antérieure du cœur,

région de la pointe, au voisinage du sillon inter-ventriculaire antérieur ».

Ogs. 71. — Hallopeau. Plaie du cœur par éclat d’obus enkysté dans. la pointe. Extraction sous rayons. Guérison.

Hallopeau [ 141 ].

Ex. radiologique : corps étranger gros comme un petit pois, correspondant à la pointe du cœur et en suivant tous les mouvements. Ombre cardiaque normale.

Ogs. 72. — Carlesi. Rétention d’un éclat de grenade dans l'épaisseur: du myocarde (paroi ventriculaire gauche, région de la pointe).

Carlesi [ 36].

Radioscopie :

Découverte, lors des mouvements respiratoires profonds, d’une. « ombre anormale, mobile, dans l’ombre même du médiastin, en bas et à gauche, ou dans l’ombre cardiaque ». En inspiration forcée, en centrant le corps opaque, on peut préciser qu’il s’agit d’un « éclat métallique irrégulier, pointu, long d’un demi centimètre au maximum, dans l’ombre cardiaque, à 1 centimètre de son bord gauche, vers la pointe, animé de mouvements synchrones aux battements cardiaques, non influencés par les mouvements respiratoires ». Le même aspect a été retrouvé à tous les examens ultérieurs. Le projectile reste inclus dans l'ombre cardiaque sous. toutes les incidences.

Os. 73. — Tecon. Balle dans le muscle cardiaque, bien tolérée depuis 26 mois.

Tecon [ 290 ].

Le projectile est découvert à l'examen radiologique, … un an après la blessure « encastré dans le myocarde, dans la région de la pointe. Des examens radioscopiques sous des angles différents viennent confirmer le diagnostic de projectile inclus dans le muscle cardiaque, dans la paroi du ventricule gauche. Ce projectile, qui paraît couronner la pointe du cœur, est animé de mouvements

synchrones aux contractions du myocarde; ces mouvements s’exercent de haut en bas et de gauche à droite, suivant un axe oblique, incliné de 40° environ et donnant l’impression d’une torsion légère autour de cet axe ».

Os. 74. — Wasch et Epstein. Balle dans le cœur. Tolérance pendant douze ans.

Wasch et Epstein [ 318].

Ex. radiologique : découverte fortuite d’une balle dans la région du cœur, située dans la partie antérieure du thorax, à gauche de la ligne médiane, vers la pointe. Le projectile est animé de mouvements d’élévation à chaque systole, d’abaissement à chaque diastole. L'examen sous diverses incidences, l’examen radiostéréoscopique confirment sa situation dans la musculature du ventricule gauche, où il est complètement inclus.

e) Siège non précisé.

Oss. 75. — Klein. /ntoxication saturnine chez un ancien blessé, porteur d'un shrapnell dans la région juxta-ventriculaire gauche.

Klein [ 162].

Des examens radiologiques successifs étaient demeurés incertains sur la localisation exacte du projectile : paroï cardiaque ? médiastin ? — Un examen plus approfondi le situe finalement contre la paroi ventriculaire gauche, battant avec elle, mais une stéréo-radioscopie affirme son inclusion « dans la musculature du ventricule gauche, juste au-dessous de l'oreillette gauche ».

49 Projectile pariéto-cavitaire.

Os. 76. — Gaudier (2° cas). Projectile intra-ventriculaire. Extraction. Guérison.

Gaudier [ 127 ].

Er. radiologique : plusieurs petits éclats dans la base du poumon

droit et éclat de la taille d’une noisette dans la paroi du ventricule gauche, à 2 travers de doigts au-dessus de la pointe.

TAC PIS UE TE PEL LS Ju de

5° Projectiles juxta-cardiaques.

OBs. 77. — Guinard. Balle de revolver logée à la pointe du cœur. Extraction de la balle après quatre mois. Guérison.

Guinard [ 138 ].

Stéréo-radiographie (Infroit) : balle « à pue centimètres de profondeur, derrière les côtes ».

Ogs. 78. — Laurent (17 cas). Eclat d'obus juxta- MARNE gauche. Extraction. Guérison.

Laurent [ 172].

Ex. radiologique : l'éclat apparaît à 35 millimètres de la ligne médiane, au niveau du 2€ espace intercostal gauche. Volume d’une noisette. « Ses deux extrémités, supérieure et inférieure, participent alternativement aux mouvements de contraction et de dilatation du ventricule et de l'oreillette gauches, qui lui font effectuer des mouvements en bascule ».

O8s. 79. — Le Fort (4° cas). Eclat d’obus pneumo-cardiaque. Extraction par résection limitée de la Le côte. Guérison.

Le Fort [ 187], p. 343-345.

Ex. radiologique : l'éclat est situé en arrière de la 4e côte, à

8 centimètres de profondeur, se projetant sur le bord gauche de l’ombre cardiaque.

Os. 80: — Le Fort (5° cas). Eclat d’obus à la surface du cœur. Extraction par résection limitée d’un fragment costal. Guérison.

Le Fort [ 187], p. 338-340 ; Demars [ 78 |, p. 98 (172 obs.).

Ex. radiologique : projectile thoracique gauche peu profond, ne paraissant pas mobile avec les mouvements respiratoires et rendu assez difficilement visible du fait de l’ombre cardiaque. Repérage au compas de Marion-Danion.

Os. 31. — Sowiakowski. Ablation opératoire d’un projectile du myocarde.

- Sowiakowski [ 2821]. — Ce cas est analysé par Lenormant in : Journ. de Chir., t. XLIX, n° 1, janv. 1937, p. 105-106.

Une radiographie décèle un corps étranger métallique à la base du cœur du côté du médiastin postérieur, au-dessus du diaphragme, animé de mouvements synchrones à ceux du cœur.

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