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MD 1000 G. à 500.
Latérale droite.
(D'après A. Crerc [46]).
Betis Gé
gauche : d’où l'importance, sur laquelle nous venons d’in-
sister, du repérage en profondeur des projectiles perçus à ce niveau. Les mêmes auteurs indiquent une manœuvre susceptible de dire quel est le ventricule intéressé : elle consiste à placer le sujet en O. A. G. « de telle sorte que le «rayon normal passe par le grandaxe du cœur. Un éclaire- «ment intense permet de voir le corps étranger et, sui- «vant qu'il occupe le segment antérieur ou le segment « postérieur, d’en déduire approximativement le siège ».
L'oreillette droite se profile dans l’hémi-thorax droit, et l’on considère comme lui appartenant en propre « l’aire « limitée en dehors par le profil droit du cœur jusqu’au « Voisinage du diaphragme et, en dedans, par une ligne « schématique partant de l’angle cardio-hépatique et abou- « tissant à la partie médiane de la base de l’organe » (1).
(4) Laubry, Cottenot, Routier et Heïm de Balsac [171], grâce à leurs expériences d’opacification des cavités cardiaques et des gros vaisseaux de la base arrivent à une conception un peu différente de la topographie cardiaque dans les différentes positions.
En frontale, le bord gauche de la silhouette représente successivement : la crosse aortique (— arc supérieur), le tronc et la bifurcation de l’artère pul-
monaire (qui occupent la tofalité de l’arc moyen), le bord gauche du ven-
tricule gauche (qui répond à l’arc inférieur et à la pointe du cœur ; la pointe ventriculaire gauche, arrondie, déborde généralement en effet la pointe effilée du ventricule droit). Du côté droit : l’arc supérieur limite le tronc veineux brachio-céphalique droit, puis la veine cave supérieure qui, « chez « le vieillard ou dans certains cas pathologiques peut être débordée par « l’aorte descendante ». L’arc inférieur correspond uniquement à l’oreillette
droite.
Par conséquent : « le ventricule droit et l’oreillette gauche ne prennent « qu’exceptionnellement part, en position frontale, à la constitution des « contours ».
En O. À. D. : «les cœurs droit et gauche superposent sensiblement leurs « oreillettes et leurs ventricules ». Le contour postérieur de la silhouette est formé par les oreillettes, la gauche étant plus haut située que la droite. L’oreillette gauche est toujours située très loin du contour antérieur, « à la « distance d’un travers de doigt à un travers de main ». La saillie du contour antérieur correspondant à l’arc moyen est totalement constituée par le tronc et la bifurcation de l’artère pulmonaire.
En O. A. G. : la silhouette correspond essentiellement à deux cavités : l'oreillette droite en avant, le ventricule gauche en arrière.
En positions franverses : ventricules et oreillettes se superposent mais, d’une façon générale, le ventricule droit vers l’avant, l'oreillette gauche
30 Quant à la cloison inter-ventriculaire, il faut se rap-
peler qu’elle ne correspond pas à une ligne, sur la silhouette cardiaque : la situation respective des ventricules, l’un derrière l’autre, explique que le septum occupe un plan oblique d’arrière en avant et de dedans en dehors ; sa projection sur l’ombre cardiaque doit par conséquent être représentée par une bande, non par un trait. Il en est de même pour le septum inter-auriculaire.
40 16 de nos observations nous ont fourni d’intéressantes précisions :
a) OREILLETTE DROITE : Elle représente, en frontale, la partie droite de la silhouette orthodiagraphique du cœur, puisque tout l’arc DD’ correspond à son bord droit : on peut dire par conséquent que les parois de l’oreillette droite se projettent plus à droite que celles du ventricule sousjacent, fait confirmé par l’observation 6, de Shaw-Cunningham.
Ses dimensions sont difficiles à préciser ; elles peuvent cependant être appréciées grâce aux observations 2, 3 et
4 ; dans la première, un projectile libre dans la cavité auri--
culaire droite, décrivait « une sorte d’ellipse dont le grand «axe, vertical, pouvait avoir 2 centimètres » ; dans l’ob-
servation 3, le shrapnell offrait « trois ou quatre fois par
«minute, un déplacement saccadé, de 4 centimètres d’am-
«plitude, sur une trajectoire oblique de haut en bas et de
«droite à gauche » ; dans celle d’Ascoli (obs. 4), il s’agissait d’un mouvement pendulaire transversal de 2-3 centimètres d’: mplitude.
Nous voyons d’autre part que des corps étrangers inclus. dans l'oreillette droite apparaissent à 2 (obs. 9 : balle:
vers l’arrière débordent toujours respectivement le ventricule gauche et l'oreillette droite si bien que le bord antérieur du cœur correspond entièrement au ventricule droit, son bord postérieur à l’oreillette gauche. Cette
position « permet donc d’observer deux régions inaccessibles sous les autres.
« incidences : l’infundibulum pulmonaire (ventricule droit) en avant, l’oreil- « lette gauche en arrière ».
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incluse dans la paroi postérieure) ou 3 travers de doigts au-dessus du diaphragme (obs. 8 : balle logée à la base de l’auricule droite).
b) OREILLETTE GAUCHE : Elle se situe, nous l’avons vu, au niveau de l’arc moyen du bord gauche, entre les gros vaisseaux de la base, en haut, et le ventricule gauche, en bas.
Aucune de nos observations ne nous apporte d’autres précisions.
€) VENTRICULE DROIT : Il représente, lui, la partie de la silhouette cardiaque comprise entre l'oreillette droite, à droite, et le ventricule gauche, à gauche ; mais seule sa limite inférieure est nette, encore que souvent masquée en partie par la coupole diaphragmatique gauche : d’où la nécessité toute particulière, lorsque le projectile est situé dans cette région, de faire effectuer au sujet, à l’examen radioscopique, de grandes inspirations pour bien dégager le contour ventriculaire. Dans l’observation 38, par exemple, la balle de revolver, incluse dans la paroi latérale du ventricule droit, répondait, « en respiration tranquille, à la « partie supéro-interne de l’ombre de l’hémi-diaphragme « gauche, mais s’en dégageait en inspiration forcée ». Il en est de même dans les observations 31 (balle dans la paroi antérieure du ventricule droit) et 32 (balle dans sa paroi postérieure). Une balle logée dans sa paroi droite, près de la pointe, se projette (obs. 37) « sur le bord gauche de la « colonne vertébrale, immédiatement au-dessus du dia- « phragme ». À noter qu’en projection frontale, les parois antérieure et postérieure et le bord droit du ventricule droit apparaissent sensiblement sur le même plan horizontal (comparer les observations 31 et 32) : d’où la nécessité d'examens en oblique et en {ranverse pour repérer leur situation.
Une idée de ses dimensions nous est fournie par l’observation 13, dans laquelle un éclat de grenade, mobile dans la cavité, décrivait une trajectoire sensiblement transversale, de 4 centimètres d'amplitude, un peu au-dessus du
Da
contour inférieur du cœur, et dont le milieu correspondait à peu près au bord droit du sternum. L'observation 41 précise d'autre part qu’en position transversale, la paroi antérieure du ventricule droit est située nettement en avant de l’axe médian du cœur, 1 centimètre en avant de lui (balle incluse dans la paroi antérieure du ventricule droit). Dans l’observation 14 enfin, un shrapnell libre dans le ventricule droit présentait un déplacement de 4 centimètres environ d'amplitude.
d) VENTRICULE GAUCHE €t CLOISON INTER-VENTRICU- LAIRE : La situation du ventricule gauche correspond à tout le segment inférieur de l’ombre cardiaque, entre le bord gauche du cœur (ligne GG’) et la cloison inter-ventriculaire. Aucune donnée, dans nos observations, ne nous a permis de situer cette cloison sur l’orthodiagramme : ce n’est donc qu’en comparant les résultats fournis par les autres méthodes d'investigation (projection sur le thorax, profondeur, examens et clichés sous incidences multiples, kymographie, étude minutieuse des mouvements du projectile), qu’on parviendra à localiser avec le maximum de précision le corps étranger.
e) POINTE DU CŒUR : Elle correspond tout entière, nous venons de ie voir, au ventricule gauche (Laubry) : l'extrémité arrondie du ventricule gauche déborde en effet l'extrémité effilée du ventricule droit.
f) PÉRICARDE : Les projectiles qui y sont inclus paraissent généralement sortir de l’ombre du cœur sous une ou plusieurs incidences, et nous verrons les moyens de faire une telle localisation.
Nous voulons seulement insister ici sur la nécessité d’être extrêmement prudent lorsqu'on veut préciser la situation d’un projectile qui occupe une région voisine de la limite inférieure du cœur (ligne D’ G’) : nous savons en effet que, bien souvent, la pénétration d’un corps étranger dans le péricarde entraîne un hémopéricarde plus ou moins abondant ; ie projectile tend par suite à descendre vers les