‹ Corps Libres du PéritoineChapitre 43 sur 47 · CN N · texte numérisé non relu

CN N

Homme de soixante-dix-sept ans, mort d’une pleurésie séro-fibrineuse double.

A l’autopsie, on constate sur le péritoine des traces anciennes de phlegmasie. L'épiploon présente sur son bord plusieurs lobules graisseux, dont quelques-uns, jaunâtres, sont rattachés à la masse principale par de courts pédicules fibro-vasculaires. Ces lobules, au nombre de trois, ont 1 em. 1/2 de diamètre sur 1 centimètre d'épaisseur.

Dans l’excavation pelvienne, on trouve environ 300 centimètres cubes de liquide citrin, légèrement louche, au milieu duquel se trouve «une masse sphérique, entièrement libre, de la grosseur d’un œuf de poule et ressemblant à s’y méprendre à un œuf cuit, dur, dépouillé de sa coquille ; même aspect blanc jaunâtre, même translucidité relative des couches périphériques. La consistance est ferme, un peu élastique. »

On trouve en même temps des lésions de pleurésie, de péricardite, de vaginalite hémorragique, mais sans corps étranger.

Le corps libre péritonéal a une surface lisse, un peu irrégulière, brillante, mais sans aucune trace de pédicule. Il pèse 55 grammes et mesure 5 cm. 2 sur 4 em. 5.

A la coupe, qui est pratiquée facilement, on constate qu'il

est formé d’un noyau central, jaunâtre, petit et d’une coque périphérique, blanchätre, très épaisse et stratifiée.

Le noyau central examiné soigneusement se montre formé de tissu graisseux, contenant quelques paillettes de cholese térine et de petits noyaux crétacés à sa périphérie.

L'écorce est composée de lamelles concentriques très serrées, minces et bleuâtres à la périphérie, épaisses et jaunâtres vers le centre. Ces lamelles présentent les réactions nettes du tissu fibreux. Elles se sont montrées formées de fibres superposées, s’envoyant l’une à l’autre des fibrilles anastomotiques et constituant un véritable réseau, dans les mailles duquel Hoche a pu retrouver des cellules conjonctives, fusiformes à noyau également fusiformes. Ces cellules n’existaient que dans les couches les plus périphériques. Dans les couches profondes, il n'existait plus que des granulations, qui affectaient encore la disposition et la forme des cellules fusiformes, et au milieu desquelles, on a pu décelerla présence de granulations graisseuses.

Tout à fait à la surface, on pouvait remarquer quelques cellules entourées de fines granulations ou de substance homogène, légèrement fibrillaire, en voie de transformation

fibreuse.

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