‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 30 sur 99 · En turc : Ibrahim le petit · texte numérisé non relu

En turc : Ibrahim le petit

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Traduction. — Cm <?s£ /e tombeau de celui à qui Dieu fasse généreusement miséricorde, Ibrahim ben El-Hâjj Mohammed El- Arby ben Tchebtchi Ibrahim. Année 1155.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigrapkie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 136). Le texte qu'en a donné cet auteur ne reproduit pas la disposition de l'original : la date ne doit pas être comprise dans les trois lignes qui forment l'épitaphe.

Le personnage dont il s'agit ici n'a laissé aucune trace dans l'histoire d'Alger.

L'an 1155 de l'hégire correspond aux années 1742-1743 de l'ère chrétienne.

Cette épitaphe ornait un mechhed de pied.

Musée d'Alger.

Inscription arabe d'origine incertaine.

Belle écriture du type nesky chergy.

Hauteur des lettres montantes : 0"',05.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0m,64 de hauteur sur 0m,36 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres. La date est inscrite dans un petit cartouche séparé, sous la partie centrale de la dernière ligne. La face postérieure de la pierre est ornée d'arabesques sculptées en relief.

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Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui le Vir <i nt, le Stable, fasse (jénéreusement miséricorde, Ibrahim pacha, qui fut chef et goucerneur pendant treize ans et demi. Que Dieu lui fasse miséricorde et fasse miséricorde aux musulmans dans leur ensemble! Année 1158.

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 30 et sq.).

Le numératif masculin j^Ls 4JLL* employé par le rédacteur devant j£~, n'est pas d'une langue châtiée : le singulier â^ étant du féminin, il était plus correct de joindre à son pluriel le nom de nombre du même genre ij-^a CjX{\). Le cas direct du pluriel ^l-, au lieu du cas direct du singulier, est d'un emploi rare dans les textes de ce genre, bien qu'il ne soit pas absolument irrégulier (2).

C'est surtout avec le sens de « chef, commandant », qu'il prend

dans l'usage oral, que le mot UTL apparaît dans cette épitaphe, et non avec l'acception de « juge » plus directement en rapport avec celle de la racine verbale.

Ibrahim pacha est un des deys les plus célèbres dans l'histoire d'Alger. Son règne s'étend de septembre 1732 à octobre 1745 ; c'est à cette époque que, miné par la maladie, il abdiqua en faveur de son neveu Ibrahim Kutchuk(3), qui occupait déjà les hautes fonctions de kaznaji ou ministre des finances de la Régence. Il succomba peu de temps après.

L'an 1158 de l'hégire correspond aux années 1745-1746 de l'ère chrétienne.

Musée d'Alger.

Inscription arabe de provenance incertaine. Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0"',09.

1. Cf. Caspari, Grammaire arabe [traduction Uricoechea] (Paris, Maisonneuve, 1881), p. 380, §471.

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