Eu turc : lAly le long
326). Mohammed pacha, désigné aussi sous le nom de Mohammed Koja, était né dans les environs de Smyrne, le 10 juillet 1688. Il était donc âgé de 66 ans lorsqu'il fut tué, le 11 décembre 1754. Dès 1750, il avait fait bâtir son tombeau en dehors des portes de Bâb-'Azzoûn; mais pour éviter de faire parcourir à son cadavre ce long trajet, on l'enterra dans un petit cimetière, à côté d'une fontaine dite « des Piskery(l) ». Est-ce en ce lieu que la pierre qui porte cette inscription a été découverte? Ornait-elle, au contraire, son cénotaphe? C'est un détail que le Livret explicatif de Berbruggera malheureusement omis de noter. Quoi qu'il en soit, cette stèle formait un mechhed de pied.
L'an 1168 de l'hégire correspond aux années 1754-1755 de l'ère chrétienne.
Musée d'Alger.
Inscription turque provenant d'une chambre de la vieille caserne de janissaires de la rue Médée (2).
Écriture médiocre du type nesky cherqij.
Hauteur des lettres montantes : 0m,03.
Table de marbre mesurant 0m,30 de hauteur sur 0n\30 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes dont les deux premières sont séparées de la troisième, comme celle-ci l'est de la quatrième, par un trait du même relief que les lettres. La date est inscrite sous la partie finale de la dernière ligne.
Inédite.
Il •r""'
1. J'emprunte cette orthographe à une relation du temps citée par Devoulx. 11 suffit d'examiner la manière dont les noms indigènes se modifiaient daus les transcriptions européennes pour acquérir la certitude qu'il s'agit d'une fontaine « des Biskrys ». On sait que presque tous les porteurs d'eau d'Alger étaient autrefois et sont encore aujourd'hui originaires de Biskra.