‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 35 sur 99 · I. e. : immortalise son nom · texte numérisé non relu

I. e. : immortalise son nom

Traduction. — Ceci est le tombeau de celle à qui la protection et la clémence de Dieu fassent miséricorde, la dame Soultânà, fille de ' Abdy pacha. Année 1171.

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 64). La personne à qui elle s'applique n'a joué aucun rôle historique. Quant à 'Abdy pacha, son épitaphe figure sous le n° 64 dans la présente collection. Aucune indication ne permet de deviner à quel cimetière a été empruntée celte stèle qui formait un mechhed de pied.

L'an 1171 de l'hégire correspond aux années 1757-1758 de l'ère chrétienne.

Musée d'Alger.

Inscription arabe provenant de la mosquée de cAly pacha, jadis sise rue Médée, à Alger.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : O',09.

Table de marbre mesurant 0m,59 de hauteur sur 0m,59 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches du même relief que les lettres.

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Traduction. — ' Alt/ pacha a restauré cette mosquée auguste. Que Dieu, quoi qu'il désire, facilite l'accomplissement de ses desseins! Année mil cent soixante-douze.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Les édifices religieux de l'ancien Alger, p. 224 et sq.) (1). La mosquée à laquelle elle s'applique existait encore à l'époque où écrivait cet auteur, et les recherches faites par lui établissent qu'elle avait été construite

1. Devoulx, Les édifices religieux de l'ancien Alger (Alger, Bastide, 1870).

par *Aly pacha sur l'emplacement d'une autre plus ancienne dite Zàwiyàt Sidi '1-Akhal. L'édifice, qui avait reçu le n° 85 de la rue Médée, a disparu aujourd'hui. Quant à l'épigraphe ellemême, après être restée déposée au Cercle militaire d'Alger pendant plusieurs années, elle fut offerte au Musée archéologique lors de son installation à Mustapha. Elle présente une particularité fort curieuse, qu'on chercherait en vain dans les autres monuments épigraphiques du Musée d'Alger : la même inscription est reproduite sur les deux faces de la table de fondation, mais celle qui est tracée au dos est formée de caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur deux lignes seulement. La date, de ce côté, est indiquée en chiffres et non en toutes lettres; l'écriture est mauvaise, et le plomb, martelé par une main inhabile, forme des bavures disgracieuses. C'est sans doute à cause de sa mauvaise exécution que cette première épreuve a été remplacée par une sculpture en relief pour laquelle on a utilisé le même marbre, par mesure d'économie. On comprend que Devoulx, qui a vu la pierre encore en place, n'ait pu signaler ce détail.

Le verbe jx> est rendu, chez Devoulx, par « a reconstruit ». Mais les renseignements historiques produits par cet auteur lui-même m'ont amené à traduire par « a restauré ». Le chapitre où cette inscription est relatée contient, en effet, un paragraphe ainsi conçu : « Ali pacha fonde un habous au profit de la mosquée qu'il a fait construire sur l'emplacement de la mosquée connue sous le nom de Zaouiet Sidi el-Akehal, au dessus de la vieille caserne de janissaires (titre du commencement de Rebi 2e 1164, soit du 27 février au 8 mars 1751) ». Il est évident que si fAly pacha a, dès 1164, fondé un habous au profit de la mosquée qu'il avait fait construire, on ne saurait considérer une inscription datée de 1172 comme relatant la construction de l'édifice. Il est, au contraire, certain qu'elle concerne une simple restauration.

Les deux premières lignes de cette épigraphe sont rédigées en prose rimée.

cAly pacha fut dey d'Alger de décembre 1754 à février 1766; il portait le surnom de Boû-Seba\

L'an 1172 de l'hégire correspond aux années 1758-1750 de l'ère chrétienne.

Palais d'été du Gouverneur Général, à Mustapha.

Inscription arabe provenant de la caserne de janissaires sise jadis dans la rue Bab-Azoun, à Alger.

Belle écriture du type nesky ckerqy,

Hauteur des lettres montantes : 0m,05.

Cadre de marbre sculpté sur la plate-bande d'une porte et mesurant 0ra,17 de hauteur sur 0m,94de largeur.

Caractères gravés en creux et disposés sur deux lignes scindées en trois parties dont chacune est entourée d'un cartouche en relief. Le nombre des cartouches est de six ; les lettres sont dorées dans ceux du centre, peintes en rouge dans ceux de droite et en vert dans ceux de gauche. 11 y a lieu de faire la lecture par colonnes verticales et non par lignes horizontales (1).

Inédite.

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