‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 38 sur 99 · «— 4] J.*î*I L-j II Lll J-é. j-a <>-«.)! jaJ U I \\v · texte numérisé non relu

«— 4] J.*î*I L-j II Lll J-é. j-a <>-«.)! jaJ U I \\v

Traduction. — 1174. L'abondance de cette fontaine est due à ' Al y pacha. 0 notre Maître, fais que ses efforts soient F objet des éloges! Bois de son eau et lis la date : « Une boisson pure rend la vie agréable. » Année mil cent soixante-qua torze .

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud, p. 66).

La phrase j>$k v'^ ^V- <-*^i constitue un chronogramme dont l'existence a échappé à Devoulx (1), bien qu'il soit annoncé par les mots £.J$\ Ijâl; le total donne le nombre 1174.

L'orthographe incorrecte, j^5ju (pour \jSSJ*») est due, sans doute, au désir de donner une assonance à j^t, et il y a lieu de lire ces deux mots sans leurs flexions grammaticales ; quant à celle

de UU- (pour si*».) et de l,«.U (pour l/U), elle ne peut être imputée qu'à l'ignorance du rédacteur. Ce texte est en prose rimée.

Le pacha rAly mentionné par cette inscription est Bâbâ cAly Neksîs surnommé Boû-Sebar, qui fut dey de 1754 à 1766.

L'an 1174 de l'hégire correspond aux années 1760-1761 de l'ère chrétienne.

Alger [Collection Boucris).

Inscription arabe décorant une fontaine publique sise jadis rue Desaix.

Écriture médiocre du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes inconnue.

Matière gravée et dimensions inconnues.

Caractères disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches.

Inédite.

~<C** Âl- I (j 'J\ jji^ f^-j^ cT*"1 &*^ ^* O* ^~\ <JC * .

• — à!\j ÂJUj j^»*-j

Traduction. — 'Aly pacha la bâtie : par cette fontaine, le marbre est gravé des traits de la beauté. Année mil cent soixante-seize.

Le fondateur de cette fontaine est Bâbâ fAly Neksîs. Il est fait allusion ici à l'action de l'eau creusant dans le marbre des sillons que l'œil aime à contempler parce qu'ils attestent l'abondance de

1. L'expression jy£> v'j^- es*; empruntée au Qorâti, ch. lxxvi, vers. 21.

la source. Les deux premières lignes forment les hémistiches d'un vers scandés sur le mètre hezej (1).

L'an 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne.

Alger (Collection Boucris).

Inscription turque décorant une fontaine siso jadis au carrefour Jeninà.

Écriture médiocre du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes inconnue- Matière gravée et dimensions inconnues.

Caractères disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches. La date est inscrite au-dessus du mot o'S^J3-

Inédite.

<ylJu 4)j! I o<^ ■C-ta ciJLc j> ^>jJ»\ Zj\j&-\ ^y-\«? U-l Ac-

Il \ \ vi c^>- ^fjij

Traduction. — rA/y pacha, [ami des bonnes œuvres , a appliqué .ses soins à la construction de cette fontaine. Que le jardin du paradis soit son séjour! H 76.

Le dey qui créa cette fontaine est Bâbâ 'Aly Neksîs dit Boû-Sebar. Les deux dernières lignes sont scandées sur le mètre rejez.

L'an 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne.

Musée d'Alger.

Inscription turque provenant d'une ancienne fontaine d'Alger dite "Aïn El-Qisarîyà.

Bonne écriture du type nesky cherqy.

1. Au sujet des masculins Ijut et » de oL, cf. l'inscription 130.

Hauteur des lettres montantes : Ûm,05.

Table de marbre mesurant 0m,27 de hauteur sur 0"',27 de largeur.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur trois lignes dont chacune est entourée d'un cartouche tracé comme les lettres.

Traduction. — 'A/// pacha, pour distinguer cette fontaine, a augmenté fortement son eau courante. Année mil

cent soixante-seize.

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Epigraphic indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 24), qui en a donné un texte et une traduction différents de ceux-ci. La deuxième ligne, en particulier, a subi chez cet auteur de graves altérations. Les deux premières lignes forment les hémistiches d'un vers scandé sur le mètre hezej.

Berbrugger (op. laud., p. 133) fait connaître que cette inscription, offerte au Musée par M. Sabatault, provient d'une propriété que le donateur possédait à Hussein-dey. Mais Devoulx a établi qu'elle y avait été transportée lors de la démolition du quartier d'El- Qîsarîyà, peu après 1830 (1).

Le pacha dont il s'agit ici est généralement désigné par son surnom de Baba 'Aly, ou par le sobriquet de Boû-Seba' (l'homme au doigt) qu'on lui avait attribué parce qu'il lui manquait un doigt. Il fut dey d'Alger de 1754 à 1766.

L'année 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne.

Musée d'Alger.

Inscription turque provenant de l'ancienne fontaine do la Zâwiyàt El-Qechàch, autrefois située rue des Consuls.

1. Cf. Devoulx, Epigrapfue indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 123.

Belle écriture du type nesky ckerqy.

Hauteur des lettres montantes : 0m,05.

Table de marbre mesurant 0m,29 de hauteur sur 0m,45 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes.

I J,\J dU; }^-» <-— <»^-Sai <\!^ ,jl V j-X-JI 4-:-^->- j^-C-

Traduction. — 0m<? ce/wi ^i/ï, arec /'#zY/e rfe /# Vérité, a fait couler cette eau, reçoive pour chacune de ses gouttes cent mille récompenses. Sa claie correspond à : « Gage de satisfaction. » Que la porte du paradis lui soit ouverte !

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Épigraphie indigène du Musée archéologique dAlger, op. laud., p. 53 et sq.). Le texte et la traduction qu'il en a donnés sont un peu différents de ceux-ci.

Les deux vers dont se compose cette épigraphe sont scandés sur le mètre remet.

Le chronogramme ne comprend que les deux mots \^>j jlie que j'ai traduits aussi brièvement que possible par « gage de satisfaction ». La phrase signifie que la construction de cette fontaine est une œuvre méritoire par laquelle le fondateur désire satisfaire la Divinité et se la rendre favorable.

C'est par erreur que Devoulx a ajouté à l'inscription la date de 1176. En réalité, celle-ci n'est pas écrite en chiffres ; elle est seulement indiquée par le chronogramme dont le calcul fournit bien ce total.

L'an 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne. C'est donc à l'époque de 'Aly Neksîs, surnommé Boû- Seba\ qu'il faut placer la construction de la fontaine dont il s'agit ; on sait que ce pacha, dont le règne s'étend de 1754 à 1766, a laissé son nom à plusieurs fondations de ce genre (1).

1. Cf. les inscriptions n°* 77, 78, 79, 80, 81, 82, 84, 85, 86, 87, 88.

Alger (Collection Boucris).

Inscription turque décorant une fontaine publique sise jadis rue du Vinaigre, à Alger.

Écriture médiocre du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes inconnue.

Matière gravée et dimensions inconnues.

Caractères disposés sur trois lignes enfermées dans des cartouches.

Inédite.

o- <c-< e^y v-^*' jy 4i-o^Li «\i y <J' y j-*^l 4-â*- oyc

Traduction. — Que celui qui, avec Vaïde de la Vérité, a fait couler cette eau, reçoive pour chacune de ses gouttes cent mille récompenses. Année mil cent soixante-seize.

Les deux premières lignes de cette inscription forment un vers scandé snr le mètre remet (1). Bien que le fondateur de cette fontaine ne soit pas nommé, il est facile de voir qu'elle est duo, comme plusieurs autres, à Bâbâ 'Aly Neksis qui régna à Alger de 1754 à 1766.

L'an 1176 de l'hégire correspond aux années 1762-1763 de l'ère chrétienne.

Palais d'été du Gouverneur Général, à Mustapha. Inscription turque d'origine incertaine.

Hauteur des lettres montantes : 0ra,07.

Table de marbre mesurant 0m,25 de hauteur sur 0m,37 de largeur.

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