‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 48 sur 99 · Le monument · texte numérisé non relu

Le monument

Ahmed Vimâm (1), à qui Dieu donne la meilleure des bénédictions et le salut!

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Fpigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 28 et sq.). Le texte établi par cet auteur diffère fort peu de celui qui est proposé ici. Le dernier mot de la première ligne ne saurait être «Ui, que Devoulx transcrit en donnant sa lecture comme incertaine. La pierre ne porte à cet endroit que trois points, placés tous au même niveau, et deux crochets avant l'I :1e premier point appartient au mot ry>, qui précède; le deuxième affecte le premier crochet un peu arrondi qui apparaît ainsi comme un ^, les boucles des lettres n'étant pas évidées; le troisième surmonte le deuxième crochet et lui donne la valeur d'un ;. On lit, de la sorte, oUà, qui peut signifier « il l'a acquis » ou « il l'a créé » ; c'est ce dernier sens que Devoulx a attribué à oLU alors qu'il n'appartient qu'à la 4e forme du même verbe.

Le dernier mot de la sixième ligne a été transcrit 4y par Devoulx qui déclare cette lecture incertaine ; son hésitation me paraît excessive, car l'aspect de la pierre ne permet pas de lire autrement. Mais il est certain qu'il s'est mépris sur la signification de cet hémistiche qu'il a traduit ainsi : « Que son offrande soit considérée comme un hommage rendu à son Seigneur ». A la vérité, il ajoute dans une note que ce sens est incertain. Evidemment, le mot t-jj a été la cause de l'erreur de Devoulx ; ce terme s'emploie, soit en parlant de Dieu, soit en parlant des hommes, avec la valeur de « maître » ; on dit et on écrit »^ t->j aussi bien que tju Jj* ou t.^ .^-La qui ont le même sens. Ici le mot *-»j s'applique au fondateur et le pronom affixe, qui désigne la construction elle-même, se rapporte grammaticalement à 4^. Il n'est pas besoin d'insister sur l'expression <iy UjC; on sait que 4'j »j\ signifie « offrir une généreuse hospitalité ». Le rédacteur a employé cette formule pour demander à Dieu de recevoir Aboû Aly dans le séjour des bienheureux.

Dans la septième ligne, le mot xJi dépourvu de tanivin à cause de la rime devient ar.J^ chez Devoulx ; le o n'existe pas dans l'original qui, d'autre part, donne mal à propos des points dia^ critiques au l de i^^ll, bien qu'il soit placé à la pause*

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