‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 56 sur 99 · Qorân, ch. ix, vers · texte numérisé non relu

Qorân, ch. ix, vers

2. Qorân, ch. iv, vers. 104. Ce passage est également cité dans l'inscription n° 117.

3. Qordn, ch. n, vers. 239. — L'an 1210 de l'h. correspond à 1795-1796, de l'è. c.

4. Le graveur Tchâkerî est aussi l'auteur de la table de fondation placée sur le fort de Râb-'Azzoûa. Cf. l'inscription n° 129.

Table de marbre mesurant 0m,33 de hauteur sur 2m,36 de largeur.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur une seule ligne divisée en trois parties dont chacune est entourée d'un cartouche tracé comme les lettres.

Traduction. — Dieu (qu'il soit béni et exalté!) a dit dans sa parole éternelle : « Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux! La prière est, pour les croyants, une obligation écrite à des heures déterminées ».

Cette inscription a été publiée par Devoulx (Épigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. taud., p. 89 et sq.). Berbrugger nous apprend (1) qu'elle provient de l'ancienne mosquée Ketchawà (ë^^) située rue du Divan et devenue depuis la cathédrale d'Alger.

La phrase contenue dans le premier cartouche est destinée à amener les citations renfermées dans les deux autres; l'une est la formule par laquelle commencent la plupart des chapitres du Qordn, l'autre est la partie finale du verset 104 du quatrième chapitre intitulé : « Soùràt des femmes ». Le mot jC-aS prend ici l'une des significations qui lui sont habituelles, celle de « existant de toute éternité ». C'est avec le sens du passé et non avec celui du futur que le mot « éternel » est pris dans la traduction ; r.jLs

est synonyme de Jjl et non de (^jU. Le Qorân est considéré comme ayant existé de tout temps, alors même qu'il n'avait pas été révélé à Mohammed.

L'histoire de la mosquée Ketchawà a été retracée avec détails par Devoulx (Edifices religieux de l'ancien Alger, op. taud., p. 164 et sq.).

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