‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 57 sur 99 · Berbrugger, Livret explicatif, op. laud., p · texte numérisé non relu

Berbrugger, Livret explicatif, op. laud., p

Phare de l'Amirauté, à Alger.

Inscription arabe provenant des tombeaux situés jadis près des fortifications de Babeloued.

Écriture médiocre du type nesky rarby.

Hauteur des lettres montantes : 0m,04.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0,40 de hauteur sur 0m,20 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes séparées entre elles par des traits du même relief que les lettres.

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Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui soit faite miséricorde, de celui qui est plongé dans la miséricorde du Vivant, du Stable, le sieur El-Hâjj Ibrahim, fils du défunt Ibrahim pacha. Que Dieu lui fasse miséricorde et fasse miséricorde à tous les musulmans. Ainsi soit-il! An 1210.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 132 et sq.). qui lui attribue quatre lignes au lieu de cinq.

Le mot j auquel la transcription de Devoulx ajoute un | est écrit incorrectement sur l'original, puisqu'il n'est pas placé entre deux noms propres.

Le dernier chiffre de la date ressemble au zéro de la série européenne. En raison de sa forme arrondie, je l'ai considéré, ainsi que l'a fait lui-même Devoulx, comme un 0 du type robàry et non comme un 5 du type hindy.

L'an 1210 de l'hégire correspond aux années 1795-1796 de l'ère chrétienne.

La stèle qui porte cette inscription était un mechhed de pied.

Musée d'Alger.

Inscription turque provenant d'une caserne de janissaires sise autrefois près de la Porte dite Bâb-'Azzoûn.

Belle écriture du type neskg cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0m,06.

Table de marbre mesurant 0m,37 de hauteur sur 0m,41 de largeur.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur quatre lignes entourées de cartouches tracés comme les lettres.

Traduction. — En élevant cette construction, Hasan pacha, vizir aux belles qualités, qui n'a pas son pareil en bienveillante munificence , a laissé une trace en ce monde périssable. Puisse-t-il trouver sa récompense au jour de la rémunération ! Année 1211.

Cette inscription a été publiée par Devoulx [Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger, op. laud., p. 116 et sq.). Le texte qu'il en a donné diffère quelque peu de celui-ci. Devoulx écrit tjJijJs au lieu <j*^s (lrc ligne) et jjJ.ij> au lieu de jjJLâj» (2° ligne). En ce qui concerne le premier mot, il suffit de regarder l'épigraphe pour constater que le { médial a été surajouté par Devoulx. Quant à la lecture jjJlSj», outre qu'elle ne donne aucun sens acceptable, elle ne saurait être considérée comme conforme à l'original. La première lettre porte deux points diacritiques ; celle qui suit le j n'est pourvue d'aucune boucle qui puisse lui donner l'aspect d'un j et permettre de la prendre pour autre chose qu'un j. Le mot jjJl5j> est un participe indéclinable formé par l'addition d'un j à la 3e personne du singulier du présent du verbe substantif traitée comme une racine verbale (1).

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