Cf. jjjJLbJ, inscription
Les deux vers qui composent cette inscription sont scandés sur le mètre rejet.
Devoulx indique que les travaux d'architecture dont il s'agit consistaient en embellissements apportés par Hasan pacha à la chambre qu'il avait habitée lors de ses débuts dans la milice des janissaires, et qui fut plus tard le salon du proviseur du Lycée d'Alger.
Hasan pacha fut dey d'Alger de 1791 à 1798. Il avait, auparavant, exercé les fonctions d'oukîl-el-harj de la marine (1) qui constituaient une charge ministérielle; puis il était devenu kaznajî (2) et avait pris part, à ce titre, à la défense d'Alger contre les Espagnols en 1775. Mercier (3) dit même qu'il occupait encore ce poste lorsqu'il eut à succéder, en 1791, au dey Mohammed ben 'Osman. D'autre part, une inscription du Musée d'Alger insérée dans le présent recueil sous le n° 103 cite le nom d'un Hasan qui s'était élevé au rang de "achjî et qui, en cette qualité, faisant partie de la maison du pacha, songea également à faire restaurer la chambre qu'il avait occupée dans une autre caserne de janissaires sise rue Médée. Il n'est pas possible que les deux noms s'appliquent au même personnage; car cAchjî Hasan remplissait les fonctions de sa charge en 1205 (1790-1791 ère chrétienne), précisément à l'époque où Hasan Kaznajî arrivait au pouvoir.
L'an 1211 de l'hégire correspond aux années 1796-1797 de l'ère chrétienne.
Musée d'Alger.
Bonne écriture du type nesky cherqy.
Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0m,46 de hauteur sur 0ra,35 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes enfermées dans des cartouches historiés du même relief que les lettres.
\. Devoulx, Tachrifât, op. laud., p. 84 in fine.
2. Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale, op. laud., t. III, p. 405.